Critiques Séries : Jett. Saison 1. Pilot.

Critiques Séries : Jett. Saison 1. Pilot.

Jett // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Cinemax reprend le chemin des créations originales. Cela fait plaisir car après Warrior, il n’y avait plus rien à se mettre sous la dent chez la petite soeur de HBO. Créée par Sebastian Gutierrez (Girl Walks into a Bar, Des serpents dans l’avion), Jett nous plonge dans les aventures d’une ancienne voleuse qui doit reprendre du service. L’un des réels avantages de cette série c’est bien évidemment Carla Gugino dans des aventures Tarantin-esque car oui, l’univers pulp de Jett n’est pas sans rappeler certains films du réalisateur américain. C’est alors avec un premier épisode intelligent et au style bien emprunté que l’univers de la série tente de nous bercer. Jett c’est l’anti-héroïne par excellence, avec aussi son lot de défauts mais qui ne perd pas vraiment de temps à nous plonger au coeur de son histoire. Cela permet aussi de changer un peu de registre par rapport aux autres séries de Cinemax, tout en conservant ce qui avait fait la notoriété de la marque il y a de ça plusieurs années : le côté ultra sexy. L’une des choses les plus importantes dans Jett c’est la violence et les tenues sexy de son héroïne. En dehors de ça, la série n’offre pas forcément beaucoup de dialogues à son héroïne ce qui la rend forcément un peu plus mystérieuse. Mais pour autant, Jett n’est pas là pour faire dans la série surprenante. Elle reprend des codes pré-établis et n’offre qu’une histoire avec des personnalités différentes. C’est tout.

La voleuse Daisy "Jett" Kowalski sort de prison mais se retrouve forcée à exercer son métier pour de criminels excentriques et dangereux.

Mais l’avantage malgré tout c’est que l’héroïne de Jett n’est pas un personnage infaillible. Disons qu’au delà de ses capacités, elle peut faire des erreurs, ce qui rend le personnage plus réaliste. Bien que par moment, la série semble chercher à tendre dans cette direction aussi, celle de faire de son héroïne une vraie héroïne qui n’a pas froid aux yeux et qui ne pourra jamais tomber dans un piège. On retrouve par ailleurs dans le style visuel de la série un brin de Soderbergh avec son côté petit budget mais au visuel épuré et parfois légèrement froid (mais réchauffé par la présence de Carla Gugino qui est finalement plus importante qu’autre chose). L’humour est sombre, ce qui le rend souvent plus croquant et donc la série plus mordante. Je trouve presque dommage de laisser cette série croupir dans les méandres de Cinemax qui n’est pas sa grande soeur HBO mais le plaisir est là et la galerie de personnages qui nous est mis sous les yeux fonctionne suffisamment pour donner envie de revenir voir ce que la suite peut nous offrir. Il y a de quoi penser aussi à Killing Eve (même si cela n’en a clairement pas l’aplomb non plus). Mais peu importe, Jett pourrait bien être le divertissement estivale d’une personnalité féminine forte et c’est amplement suffisant.

Note : 6/10. En bref, jolie entrée en matière.

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