Critique Ciné : Les Baronnes (2019)

Critique Ciné : Les Baronnes (2019)

Les Baronnes // De Andrea Berloff. Avec Melissa McCarthy, Tiffany Haddish et Elisabeth Moss.


Adapté d’un comics méconnu de DC Comics, Les Baronnes est une idée intéressante. Dans un monde où Hollywood donne de plus en plus de place aux femmes, faire un film de mafieux avec des héroïnes est un choix qui a le mérite d’être soutenu. Cependant, Andrea Berloff (dont c’est la première réalisation, mais qui avait participé au scénario de World Trade Center ou encore Sleepless) a bien du mal à jongler entre l’humour et le drame et laisse un film sans véritable âme. Plus je repense à Les Baronnes et plus je me dis que je me suis réellement ennuyé devant, comme si l’histoire était ratée alors qu’elle avait énormément de potentiel. Mais à jouer sur deux tableaux sans réellement savoir ce qu’il veut être, le film perd son identité et donc le spectateur. En mettant en scène des personnages qui ne sont que la caricature d’eux-mêmes, sans véritables choses à raconter si ce n’est leurs petites aventures de mafieuses, Les Baronnes a du mal à devenir passionnant. Tout s’enchaine sans être réellement justifié de façon intelligente par le scénario, ce qui laisse alors l’ensemble naviguer dans les eaux troubles du film de gangster.

New York, 1978. Entre ses prêteurs sur gages, ses sex-shops et ses bars clandestins tenus par la pègre irlandaise, Hell's Kitchen a toujours été un quartier difficile. Et mal famé. Mais pour Kathy, Ruby et Claire, épouses de mafieux, la situation est sur le point de basculer. Car lorsque leurs maris sont envoyés en prison par le FBI, elles reprennent en main les affaires familiales, en poursuivant leurs trafics et en éliminant la concurrence … au sens littéral.
Désormais, ce sont elles qui tiennent le quartier.

Le film avait pourtant entre les mains quelque chose de réellement passionnant, notamment quand il tente de mettre en scène ces femmes sur la difficulté d’être mariées à des gangsters. Sauf que la réflexion n’est jamais poussée, avec toutes les caricatures du genre que l’on peut attendre. Bien entendu, le casting permet parfois d’oublier les problèmes narratifs de Les Baronnes, notamment Melissa McCarthy qui brille encore une fois dans un rôle à contre emploi. Récemment elle brillait dans Les Faussaires de Manhattan, et là elle retrouve les rues de New York (plus précisément d’un autre quartier) et tente de faire de son personnage quelqu’un d’intéressant. Mais avec un scénario faible et un manque cruel d’âme, le film se vide de sa substance rapidement. Je n’ai pas eu l’envie de prendre au sérieux Les Baronnes, mais à certains moments le film veut nous plonger dans un pathos pas nécessairement palpitant, ce qui peut aussi devenir problématique. Quoi qu’il en soit, je n’ai pas spécialement envie de voir une suite à ce qui aurait pourtant pu être l’une des bonnes surprises de cette rentrée.

Note : 3/10. En bref, un film entre deux chaises qui ne sait pas s’il veut être une comédie décalée ou bien un drame sur la place de la femme dans le monde des gangsters.

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