Critique Ciné : J’irai où tu iras (2019)

Critique Ciné : J’irai où tu iras (2019)

J’irai où tu iras // De Géraldine Nakache. Avec Géraldine Nakache, Leila Bekhti et Patrick Timsit.


J’irai où tu iras vaut surtout pour les retrouvailles de ces deux actrices, amies à la ville, Géraldine Nakache et Leila Bekhti. Au delà de tout ça, le film est sympathique, teinté de jolis moments tendres et touchants avec une pointe d’humour qui sied bien aux deux actrices (et à leur complicité qui se ressent à l’écran). La bienveillance de J’irai où tu iras permet aussi de ne pas rire pour se moquer, mais simplement pour rapprocher deux personnalités que tout oppose : celle de Vali et celle de Mina. Bien que le film soit assez convenu, il n’en reste pas moins agréable à suivre. Notamment car se dégage de bien des moments du film une fraicheur étonnante qui laisse à l’issue du film de quoi se souvenir de celui-ci. La réconciliation finale est prévisible, peut-être un peu trop, mais c’est aussi ce que voulait faire le film, rapprocher deux personnes qui ne s’entendent pas et ne se comprennent pas. Si c’est très joli, c’est aussi trop convenu et je trouve ça dommage. Le film ne sort jamais des sentiers battus et se contente de faire plus ou moins ce que l’on pouvait attendre de lui.

Vali et Mina sont deux sœurs que tout oppose, éloignées par les épreuves de la vie. L’une est chanteuse, rêveuse et émotive. L’autre est thérapeute, distante et rationnelle. Leur père aimant finit par trouver l’occasion rêvée pour les rassembler le temps d’un week-end et tenter de les réconcilier : Vali a décroché une audition à Paris et c’est Mina qui va devoir l’y emmener malgré son mépris pour la passion de sa sœur.
C’est une histoire de retrouvailles, une histoire d’amour entre deux sœurs, l’histoire d’une famille qui s’aime mais qui ne sait plus se le dire

C’est donc là qu’intervient la complicité à la ville des deux actrices pour apporter un peu de vivant à la relation tumultueuse qui nous est présentée à l’écran. Certaines scènes sont excellentes, comme le mariage dans l’arrière boutique d’un restaurant thaïlandais, ou encore le départ pour Paris dans la voiture où Vali passe son temps à faire ses vocalise au grand damne de Mina, le face à face tumultueux où Mina révèle à Bali ce qui se passe que son père ne voulait pas dire. Voilà trois moments marquants de ce film qui derrière son côté facile et convenu parvient tout de même à tirer quelques émotions du spectateur tout en lui offrant aussi l’occasion de rire sans se moquer.

Géraldine Nakache de son côté n’a pas peur de l’autodérision et elle s’en amuse plutôt bien. Je ne m’attendais pas forcément à un tel film, notamment car il repose au départ sur énormément d’archétypes pas toujours bons à mettre au cinéma, mais le film se déride rapidement et suit alors un rythme de croisière plutôt sympathique, sans se forcer. C’est le cinéma français à la cool entre potes qui finalement fait aussi du bien.

Note : 6/10. En bref, un mélo familial certes classique mais où son duo d’actrice apporte quelque chose et où l’humour et l’émotion s’avèrent être souvent justes.

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