Unbelievable (Miniseries, 8 épisodes) : incroyable mais (est-ce) vrai

Unbelievable (Miniseries, 8 épisodes) : incroyable mais (est-ce) vrai

Cette mini série de Netflix a quelque chose de très touchant à nous raconter qui est en lien étroit avec le système judiciaire américain. Plus tôt cette année, Ana DuVernay faisait elle aussi sa critique du système judiciaire américaine avec When They See Us, et c’est au tour de Susannah Grant (Erin Brockovitch, A Gifted Man) d’adapter une histoire vraie pour le service de streaming américain. Je ne vais pas comparer les deux car le seul lien est le côté policier et judiciaire, mais Unbelievable n’était peut-être pas le produit que j’attendais aussi. Pour autant, c’est aussi une belle leçon que la série nous offre et qui tient la route.

Le vrai défaut de Unbelievable est de tirer sur la corde. En effet, avec huit épisodes au compteur, il faut en raconter des choses et certains épisodes ne sont pas aussi palpitants que l’on pourrait le souhaiter. Il y a donc un déséquilibre dans l’écriture de la série qui créé par moment de mauvaises surprises. Certains dialogues entre Karen et Grace sont alors aussi parfois un brin superficiel et/ou cliché, mais j’ai envie de dire qu’au fond, la série fait aussi preuve de plein de choses qui méritent de poser ses yeux dessus. Notamment le casting, qui est lui exceptionnel. Toni Collette est brillante, mais c’est Merritt Wever (vue notamment dans Nurse Jackie) qui à mon sens apporte le plus ici. Elle est brillante et donne à son personnage un truc en plus qui fait mouche.

L'histoire vraie de Marie, une adolescente accusée d'avoir menti sur le fait d'avoir été violée, et de l'enquête menée par deux détectives.

Unbelievable a aussi pas mal de choses à nous raconter, et elle le fait de façon suffisamment fluide pour que le récit découle sans problème. L’histoire est donc facile à cerner et malgré les longueurs par ci par là, l’ensemble tient suffisamment la route et délivre aussi de belles émotions. C’est un récit assez féministe sur les bords, notamment car les principaux personnages sont des femmes. Et que cela touche un sujet très actuel (celui du viol) avec le mouvement #MeToo. La série a le temps de développer la psychologie des personnages et derrière certaines scènes ennuyeuses se cache tout de même de belles choses.

Le suspense que l’enquête créé est forcément important pour conduire le téléspectateur à regarder l’épisode suivant et les enchaîner mais ce n’est pas tant un élément stratégique ici. Il y a du suspense mais il n’est pas omniprésent, car la psychologie et le développement des personnages semble avoir plus d’importance. En mettant ces femmes au coeur même de Unbelievable, alors la mini série gagne facilement des points et nous rapproche aussi très bien de chacune des histoires qu’elle nous conte. Les personnages deviennent alors attachants et l’on est attirés par leurs destins dont on a envie de connaître l’issue. Au final, même si Unbelievable n’est pas la mini série de l’année, elle a le mérite de raconter quelque chose de façon intelligente tout en étant simple et touchante.

Note : 6/10. En bref, une jolie preuve d’humilité et une histoire touchante même si les longueurs se font malheureusement ressentir.

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