Merry Happy Whatever (Saison 1, 8 épisodes) : vous reprendrez bien un peu de dinde de Noël

Merry Happy Whatever (Saison 1, 8 épisodes) : vous reprendrez bien un peu de dinde de Noël

 

Vous reprendrez bien une petite sitcom en multi-cam de Noël avec Merry Happy Whatever, la nouvelle série de Netflix. La dose de sucreries pourrait bien passer si seulement cette comédie du producteur de Tout le Monde Aime Raymond était originale. Tucker Cawley reprend alors ici tous les vieux adages de la sitcom et les glisse dans une comédie au casting solide, mais à l’humour parfois dérisoire. Malgré la présence de Dennis Quaid dans un rôle à contre emploi et Ashley Tisdale qui s’en donne à coeur joie, cette comédie de Noël sent un peu la naphtaline, comme déposée depuis des années sur le bureau de Netflix et commandée cette année dans l’espoir de remplir le catalogue. Pourtant, cette petite comédie en huit épisodes a du coeur et c’est peut-être l’un des rares trucs qui donne envie de poursuivre l’aventure. Car côté humour, les blagues ne sont pas spécialement drôles et/ou donnent l’impression d’avoir été vu des dizaines de fois auparavant. Avec l’offre foisonnante de séries actuellement, Merry Happy Whatever n’a peut-être pas sa place dans votre salon, car elle n’offre pas la pépite de Noël que l’on aurait envie de voir.  

 

Don Quinn est le patriarche d'une famille compliquée. Alors qu'il doit gérer le stress familial inhérent au moment de Noël, sa plus jeune fille décide de présenter son nouveau petit ami...

 

Je ne savais pas qu’il pouvait exister des sitcoms de Noël mais je dois avouer que le principe est curieusement intéressant. D’une part car Noël est la période parfaite pour ce genre de comédies, sauf que huit épisodes de Noël avec les bruits de fond de grelots qui résonnent ce n’est peut-être pas ce que j’ai envie de voir non plus. On retrouve alors ici un gloubiboulga de tout un tas de trucs vus dans d’autres sitcoms, comme le point de départ de la série qui n’est pas sans rappeler Mon beau père et moi. Même si Dennis Quaid est parfait dans son rôle de patriarche, il n’a pas la même classe que Robert de Niro. 

 

Nous sommes ensuite plongés dans une grande famille catholique, très à cheval sur les traditions de Noël ce qui permet forcément de créer un consensus entre la série de Noël et ce qu’elle raconte. Sauf qu’au delà du côté parfois pathos sympathique que la série s’impose, il manque cruellement de bonnes blagues qui pourraient faire rire les téléspectateurs. Peut-être aussi car Merry Happy Whatever ne cherche pas à offenser quoi que ce soit. C’est très gentillet et l’humour n’ose jamais faire quoi que ce soit qui sort des lignes prédéfinies d’un genre usé. Chaque épisode suit une mécanique huilée qui reprend des éléments clés déjà vu dans des téléfilms de Noël ou dans des épisodes de Noël de sitcoms. On sent alors ici le pot pourri qui cherche à tout mélanger pour tenter de créer quelque chose d’amusant et de jovial. 

 

Du coup, si le matériel de départ est assez épuisé par le genre, Merry Happy Whatever tente malgré tout de donner aux bons acteurs les répliques même les moins inspirées dans le but probable d’en faire quelque chose à l’écran. La révélation de cette première saison est probablement Ashley Tisdale. Vétéran de comédies estampillées Disney (et autres), elle propose ici quelque chose de légèrement plus émouvant qu’à son habitude et parvient alors à sauver une bonne partie de Merry Happy Whatever. 

 

Note : 4/10. En bref, une comédie de Noël usée qui reprend pas mal de trucs déjà vu, mais qui propose malgré tout un panel d’émotions assez efficace en cette période de fin d’année. 

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