Mortel (Saison 1, 6 épisodes) : Misfits à la française

Mortel (Saison 1, 6 épisodes) : Misfits à la française

Avant de regarder Mortel, je dois avouer que j’avais envie de rigoler. Sauf que Mortel se transforme rapidement en une sorte de Misfits français pas déplaisant à suivre. La médiocrité du casting est flagrante et le scénario n’est pas toujours bien fichu mais l’ensemble donne envie d’être suivi car l’aventure globale est passionnante. Le fait que cette nouvelle production de Netflix France nous plonge dans un univers fantastique est ce qui sauve cette série pour adolescents. Du coup, ce n’est pas brillant mais c’est plutôt efficace. Je ne m’attendais pas à enchainer les épisodes les uns après les autres et c’est pourtant ce qui s’est passé. Créée par Frédéric Garcia (SKAM France), Mortel reprend le destin d’adolescents dans un teen drama à la cool, qui ne veut pas se prendre la tête mais qui reste moderne dans son exécution. Car Mortel a un atout : son style. Elle trouve rapidement alors le style cool qu’elle voulait et c’est ce qui donne envie de suivre le destin de ces petits personnages.

Les deux ados de ce lycée difficile sont aussi les atouts charmes de Mortel. Il y a de l’amateurisme dans la façon dont les acteurs incarnent ces deux ados mais cela devient presque touchant et alors leur destin attachant par la même occasion. Le but pour ces deux là c’est de découvrir leurs pouvoirs et comment les utiliser (un peu comme quand Misfits avait dévoilé sa première saison).

Dans un lycée de banlieue, Sofiane, Victor et Luisa, trois ados que tout oppose, se retrouvent liés par une force surnaturelle incontrôlable. Unissant leurs nouveaux pouvoirs vaudou pour retrouver le frère de Sofiane, le trio découvre que l’amitié au lycée est surtout un moyen de survie…

Il s’agit de la septième série originale française de Netflix et Mortel semble être plus là pour raconter quelque chose de vraiment sympathique de remplir le catalogue de Netflix. On sent la patte dès le départ qui veut attirer un jeune public et les attacher aux destins de chacun. Car il y a forcément des facilités narratives et surtout une certaine forme de caricature par moment de l’adolescent tourmenté. Une fois passé le premier épisode pas forcément brillant, la suite nous engage dans des aventures passionnantes dans un quartier en marge de ce que l’on a pour habitude de voir dans les fictions. Mortel n’évite donc pas certains clichés qui auraient pu lapider la série sur la place publique, mais qui finalement participent grandement à son rayonnement.

Une fois passé le point de départ un Pau foutraque de Mortel, la série se dévoile vraiment et devient attachante. On se laisse charmer par les trois jeunes comédiens (Carl Malapa, Nemo Schiffman et Manon Bresch) qui dévoilent un jeu plus nuancé au fil des épisodes. Les personnages gagnent alors rapidement en profondeur et permettent alors de se connecter aux téléspectateurs plus facilement. Et puis il y a tout de même Corentin Fila, incarnant JoeyStarr en Dieu tout puissant. On ne pouvait pas rêver mieux qu’une telle apparition du genre. Cela colle parfaitement à l’ambiance de Mortel et Mortel a beau ne pas être « mortelle », elle est finalement une série agréable à suivre n’en déplaise aux détracteurs du genre. Pourtant, côté effets spéciaux la série n’envoie pas du lourd, mais finalement il y a l’amateurisme de Misfits et ses débuts là dedans qui pourrait gagner en consistance une fois passé la première saison si celle-ci est un succès.

Note : 6/10. En bref, si c’est parfois raté, l’ensemble s’avère attachant et loin d’être la catastrophe que j’aurais imaginé. C’est même passionnant au final ce Misfits a la française.

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