V Wars (Saison 1, 10 épisodes) : mors moi gentiment

V Wars (Saison 1, 10 épisodes) : mors moi gentiment

Netflix avait besoin de sa série de vampires et c’est ce qu’elle veut nous proposer dans V Wars. C’est aussi un retour aux sources pour Ian Somerhalder qui a incarné un vampire pendant plusieurs années dans The Vampire Diaries. Netflix voulait donc une série d’horreur avec des vampires ? Ils ont maintenant ce truc qui manque cruellement d’ambition malgré de bonnes idées qui ne font pas de V Wars le désastre que j’attendais. La série est adaptée du comics de 2012 « V Wars : Chronicles of the Vampire Wars » de Jonathan Maberry. Ne suivant pas trop les comics, je ne connaissais pas du tout l’existence de celui-ci mais forcé de constater qu’il y a de la matière compte tenu de ce qui est fait dans cette série. 

 

V Wars c’est alors la parfaite série B de fin d’année qui vient sucer notre sang sans vraiment nous faire mal non plus. On retrouve les mythes du vampire tout en offrant malgré tout une variation originale qui change un peu de ce que l’on a pu voir précédemment (notamment dans The Vampire Diaries si l’on prend pour référence la dernière série où l’on a vu Ian Somerhalder). Mais V Wars reste une série médiocre, où l’écriture n’est clairement pas le fort des scénaristes qui préfèrent les effets visuels qui eux sont à la hauteur de la série B que l’on pouvait attendre. 

 

Le Dr. Luther Swann voit sa vie basculer dans l'horreur le jour où son meilleur ami, Michael Fayne, se transforme en dangereux prédateur qui se nourrit de sang humain. Peu à peu, cette mystérieuse maladie se propage, divisant la société en deux camps : les gens "normaux" et les vampires. Swann entame une course contre la montre pour comprendre ce qu'il se passe et trouver un antidote, tandis que Fayne devient le leader des vampires...

 

V Wars est donc une sorte de série à réserver aux fans inconditionnels du genre, avec un ton plus adulte que la plupart des séries pour ados de The CW sur les vampires. Mais je trouve dommage qu’il y ait un manque cruel d’ambition qui ne permet pas de créer l’univers que j’attendais non plus. On parle tout de même dans cette série d’une histoire de guerre entre les êtres humains et les vampires, sensés être l’évolution du genre humain. Mais la série plante son décor dans un coin du monde bien trop étroit et ne nous permet pas de créer un vrai moment devant notre télévision. Car les enjeux que V Wars veut nous mettre en plein dans la figure ne sont pas suffisamment bien représentés à l’écran. 

 

A cause du manque d’ambition (ou de moyens), la série ne peut donc pas nous montrer toute l’étendue de son talent ni même l’ambition de l’histoire de départ. Je n’attendais rien de spécial de la part de V Wars, peut-être aussi car je m’attendais à une série ridicule de Netflix (comme on en a beaucoup) mais sur le papier j’étais plutôt excité. La série a cependant le mérite de proposer une variation intéressante du mythe du vampire, des effets d’horreur plutôt bien fichus et un rythme donné par des épisodes courts qui permettent d’enchaîner la saison sans trop s’en rendre compte. Mais les dialogues ne sont pas travaillés et les personnages mal développés. C’est donc une série B passable, pas vraiment vilaine, mais pas brillante, pas méchante non plus et qui manque de… mordant. 

 

Note : 4.5/10. En bref, une série B sympa par moment, facile à regarder, mais à laquelle il manque un brin d’ambition. 

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