Critique Ciné : L'art du mensonge (2020)

Critique Ciné : L'art du mensonge (2020)

L’art du Mensonge // De Bill Condon. Avec Helen Mirren et Ian McKellen.

 

Dans le genre petit film d’escrocs, L’art du Mensonge est un classique qui n’a rien de très original, ni rien de très mauvais. Adapté d’un roman de Nicholas Searle, par un Bill Condon (Dreamgirls, Dr Kinsey) pas toujours inspiré derrière sa caméra mais qui fait le boulot demandé : celui de servir un divertissement honorable où le casting est plus important que les twists du récit. Car côté révélations, si la fin est assez surprenante, elle est facile à voir venir compte tenu du fait que les films d’escrocs réservent plus ou moins tout le temps le même twist final. Du coup, L’art du Mensonge se repose énormément sur son casting. Ian McKellen est brillant et parvient à nous faire voyager dans ses aventures sans nous donner envie de décrocher. Et a côté de ça, Helen Mirren retrouve enfin un rôle intéressant au cinéma après avoir erré pendant quelques années dans des rôles sans saveur. Ces deux là parviennent donc à nous faire oublier par moment le scénario tiré par les cheveux pour nous séduire. Après tout, ce n’est pas tous les jours que les escrocs ont la carte Vermeille au cinéma. Le jeu du chat et de la souris devient alors d’autant plus intéressant. 

 

Escroc professionnel, Roy Courtnay a déjà en vue sa prochaine cible : Betty McLeish, récemment devenue veuve, dont la fortune s'élève à des millions de dollars. Dès la première rencontre entre Roy et Betty, l'arnaqueur commence par faire son numéro bien rodé de manipulateur et la veuve, visiblement séduite, semble facile à duper. Mais cette fois, ce qui avait l'air d'une simple arnaque prend l'allure d'un jeu du chat et de la souris aux enjeux de grande ampleur. Tandis que Roy et Betty découvrent des supercheries bien plus insidieuses, les voilà qui plongent dans un monde de dangers, de complots et de trahisons …

 

Forcément, L’art du Mensonge est loin d’être crédible. Beaucoup de moments sont assez invraisemblable mais on a envie d’oublier ce problème parfois, car globalement le casting est réussi et permet de plonger sans problèmes au coeur même de cette aventure. Les rouages sont visibles à l’oeil nu, mais on s’en moque tant que l’on passe un bon moment devant ce jeu du chat et de la souris. L’art du Mensonge ne cherche clairement pas à nous délivrer des surprises, juste à nous offrir un divertissement classique. Il n’y a donc rien à attendre de neuf dans ce film, si ce n’est de voir Ian McKellen et Helen Mirren se courir après pour des raisons différentes (la vengeance d’un côté, l’escroquerie de l’autre). Malgré le fait que la révélation finale soit assez sombre, le film se veut funk y et sait alors amuser le spectateur sans passer par trop de chemins différents. Parfois la simplicité a du bon et c’est ce que j’ai envie de retenir de la part de L’art du Mensonge. C’est le parfait petit divertissement dominical qui ressemble à d’autres visuellement mais a dégage un certain charme qui vaut le coup d’oeil. 

 

Note : 5/10. En bref, un classique qui vaut pour son duo d’acteurs remarquables. 

 

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