Critique Ciné : La voie de la Justice (2020)

 Critique Ciné : La voie de la Justice (2020)

La voie de la Justice // De Destin Daniel Cretton. Avec Michael B. Jordan, Jamie Foxx et Brie Larson.

 

Il y a un message dans ce film qui résonne comme quelque chose qui est toujours très actuel. Avec le racisme qui continue de faire rage aux Etats-Unis, La voie de la Justice vient parler d’égalité de tous, peu importe l’origine, la sexualité, etc. face à la justice. Destin Daniel Cretton (Tokyo Vice, States of Grace) nous plonge alors dans un monde âpre, semble avoir oublié ce qui s’est passé des années auparavant en Alabama (l’esclavage, et une citation de Bryan à un moment fait écho à ce que cette région a connu par le passé). Pour autant, le réalisateur ne fait pas vraiment d’étincelles derrière la caméra. Il n’offre pas de fioritures mais rien de très original non plus. C’est donc l’histoire, inspirée de faits réels qui fait clairement ce que l’on peut demander à ce film, qui lorgne directement sur les Oscars. C’est ici un sujet qui a aussi déjà été traité. La Ligne Verte parlait déjà du couloir de la mort avec une vraie émotion, et bien que les deux films soient comparables sur ce sujet, le film adapté du roman de Stephen King reste pour moi le plus beau des classiques et La voie de la Justice une pâle copie. Mais les deux films ne sont pas identiques donc les comparer serait dommage. 

 

Le combat historique du jeune avocat Bryan Stevenson.  Après ses études à l’université de Harvard, Bryan Stevenson aurait pu se lancer dans une carrière des plus lucratives. Il décide pourtant de se rendre en Alabama pour défendre ceux qui ont été condamnés à tort, avec le soutien d’une militante locale, Eva Ansley. Un de ses premiers cas - le plus incendiaire - est celui de Walter McMillian qui, en 1987, est condamné à mort pour le meurtre retentissant d’une jeune fille de 18 ans. 

 

La voie de la Justice ne cherche pas non plus à faire pleurer dans les chaumières à tout prix, ce qui rend le film attachant et les personnages efficaces. Notamment Bryan Stevenson, l’avocat qui nous plonge dans ce récit. Ce dernier nous offre de jolis moments teintés d’une vraie émotion, notamment son arrivée à la prison des condamnés à mort au début du film qui impose tout de suite ce que l’on va suivre par la suite. Il en va de même avec les personnages qui l’entourent. Jamie Foxx de son côté offre ici une composition touchante, sans fioritures non plus, simplement avec des émotions simples qui font l’intérêt de son personnage, accusé à tord et que l’on a envie de voir sortir de prison. Michael B. Jordan est celui sur qui repose réellement le film et sa prestation est sans faille, avec là aussi un brin d’émotion qui vient toucher en plein coeur un spectateur accablé par ce qui se passe sous ses yeux, impuissant. La voie de la Justice parvient alors à parler du système judiciaire américain et de ses failles (1 condamné a mort sur 10 est innocent, c’est édifiant), même si parfois le récit parle plus qu’il n’agit réellement. 

 

Note : 7/10. En bref, un récit édifiant sur le système judiciaire américain et sur le racisme qui continue de faire rage encore aujourd’hui. 

 

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