Critique Ciné : Terminator 6 : Dark Fate (2019)

Critique Ciné : Terminator 6 : Dark Fate (2019)

Terminator 6 : Dark Fate // De Tim Miller. Avec Linda Hamilton, Arnold Schwarzenegger et Mackenzie Davis.

 

Sixième film Terminator et une fois de plus, il efface des années de films. Je trouve vraiment dommage de repartir à chaque fois de zéro après Terminator 2. A croire que James Cameron aime bien trimbaler ses personnages dans tout un tas d’histoires différentes. Si Genysis n’était pas brillant, il permettait aussi de faire revenir Schwarzenegger (enfin, dans une version créée par effets spéciaux). Maintenant, notre T-800 préféré est un père de famille avec un chien dans le fin fond du Texas et sincèrement, j’ai cru que j’allais m’étouffer quand j’ai vu ça. 

 

Le vrai bon point de Terminator 6 : Dark Fate c’est le point de vue féminin mais tout le reste ne va pas. A commencer par la mise en scène, bien trop mécanique et pas assez imprégnée de ce que Tim Miller aurait pu faire avec plus de libertés. Il n’a pas de vision originale du personnage, ni même de l’univers. Tout est repris comme un film générique, une sous copie de tout ce que l’on a vu auparavant. Et le charme de la franchise (dont le second volet reste et restera le meilleur à mes yeux) tient justement dans ce qui aurait pu être fait en dehors des lignes ici plutôt que de nous servir la soupe tiède que l’on a ici à l’écran. 

 

De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor, qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. 

 

Le scénario ne cherche pas non plus à renouveler le genre. L’histoire reprend plus ou moins tout ce que l’on a déjà vu auparavant : un Terminator envoyé par la Résistance pour sauver quelqu’un, et un Terminator qui est là pour l’éliminer. Le film veut souvent ressembler à Terminator 2 et le retour de Linda Hamilton ne vaut pas vraiment le détour. Je ne sais pas ce que j’ai le plus envie de dézinguer quand je repense au désastre que peut être Terminator 6 : Dark Fate. Le scénario enchaîne les problèmes, les incohérences plus grosses que le Texas, et tentent de jouer sur une nostalgie qui ne fonctionne et ne prend jamais. Comme le précédent film, je suis frustré de voir que les producteurs se moquent complètement des fans et spectateurs. Je suis triste de voir que la franchise de ma jeunesse (oui car les deux premiers films étaient pour moi des films cultes que je pouvais voir plusieurs fois par an) est complément ruinée par des idées saugrenues qui ne tiennent jamais la route. 

 

A certains moments, Terminator 6 : Dark Fate tente de ralentir la cadence des scènes d’action (et elles sont loin d’être pour la plupart crédibles) avec des moments qui sont sensés nous rapprocher des émotions des personnages. Sauf que c’est dans ce genre de moments que l’on a envie de faire la sieste tant tout est morne et ennuyeux. Cela me fait penser à Rambo : Last Blood. C’est le même problème des vieilles franchises qui n’ont au final plus rien à raconter mais qui s’accrocher au box office comme une moule à son rocher. 

 

Note : 2/10. En bref, ahurissant de voir un tel désastre. 

 

Date de sortie : 23 octobre 2019

 

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