Critiques Séries : Fortunate Son. Saison 1. Episodes 1 et 2 (Canada)

Critiques Séries : Fortunate Son. Saison 1. Episodes 1 et 2 (Canada)

Fortunate Son // Saison 1. Episodes 1 et 2. Fortunate Son / Chimes of Freedom.

 

Proposée sur CBC au Canada, Fortunate Son est une nouvelle incursion du pays dans le monde des séries cette année. Si Nurses sur Global était une catastrophe, il y a un peu plus de raisons d’aller creuser Fortunate Son même si ce n’est pas brillant non plus. Le problème encore une fois c’est le fait que l’on est face à une série qui manque cruellement de charme. Pourtant, le fond du problème raconté ici était bien plus intéressant que ce que l’on nous propose. L’idée de raconter l’histoire de déserteurs de la guerre du Vietnam qui vont aller se réfugier au Canada c’est un bon point de départ. Surtout que tout cela est basé sur une histoire vraie (et de ce point de vue là, il y aurait plein de fausses informations). Mais… Fortunate Son manque cruellement de ce qui aurait justement pu la rendre plus palpitante. 

 

Côté divertissement, Fortunate Son nous sert plus ou moins les mêmes trucs que l’on a déjà vu dans d’autres séries canadiennes du genre (Bomb Girls notamment, à une époque différente). Mais là aussi il manque un peu d’entrain dans les dialogues qui restent assez faibles dans leur ensemble. Pour une série qui est sensée se reposer sur les implications émotionnelles (personnelles et politiques) des personnages, je trouve que c’est bien trop maigre. Ces deux premiers épisodes ne creusent pas suffisamment ce qu’ils développent notamment pour nous donner envie de nous attacher aux personnages. 

 

Fin des années 1960, à la frontière canadienne. Ruby Howard, une américaine pacifiste, aide à faire passer les déserteurs de la guerre du Vietnam au Canada. Elle ignore cependant que ses agissements sont surveillés par la CIA...

 

La série a aussi un problème avec ses personnages. Tous ont des problèmes ce qui créé une problématique dans la narration : que faire de chacun des problèmes car ils sont tous plus ou moins différents les uns des autres. Si cela permet de donner de la matière à travailler sur la saison, je trouve que c’est bien trop disparate pour le moment et c’est dommage. De plus, la série a du mal à forger une narration solide qui donnerait envie de se soucier du destin de chacun. Il n’y a pas de vrai élément important qui pourrait donner un peu plus aux personnages l’occasion de se rassembler. Du coup, par moment Fortunate Son ressemble à une sorte de série procédurale maquillée en quelque chose d’un peu plus original. 

 

Fort heureusement pour Fortunate Son a tout de même un joli casting (qui mérite des rôles plus intéressants). Kari Matchett (Cube 2, Covert Affairs) ou encore Stephen Moyer (True Blood) auraient peut-être mérité des rôles plus intéressants et mieux intégrés dans une narration qui a quelque chose à faire de ses personnages. C’est à ce moment là, après deux épisodes que l’on se rend aussi compte que la série empile tout un tas de clichés du genre, pas toujours reluisants mais dans le fond, Fortunate Son a piqué mon intérêt notamment pour son sujet de départ. 

 

Note : 4.5/10. En bref, introduction laborieuse à ce qui aurait pu être une brillante série dans d’autres circonstances. 

 

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