High Fidelity (Saison 1, 10 épisodes) : toujours la même chanson

High Fidelity (Saison 1, 10 épisodes) : toujours la même chanson

Il y a vingt ans, John Cusack était le héros de l’adaptation du roman de Nick Hornby par Stephen Frears. Le film était beau. Aujourd’hui, Hulu a décidé qu’il était temps d’offrir un rafraichissement à cette histoire avec une nouvelle adaptation du roman mais en série pour sa plateforme. L’idée, plutôt bonne, s’avère parfois répétitive et moins inspirée que le roman et le film peuvent l’être. 

 

High Fidelity c’est avant tout un moyen de montrer à quel point les chansons peuvent affecter nos vies de tous les jours. Bien que l’idée de rebooter (ou pas) totalement cette histoire pour une nouvelle génération ne soit peut-être pas la plus brillante qu’il soit, High Fidelity a tout de même dans l’esprit de surfer sur la mode vintage de l’amour du vinyle. Le truc c’est que de nos jours, la musique s’écoute et se consomme de façon dématéralisée et High Fidelity est parfois un peu en dehors de ce que le roman pouvait faire au départ. 

 

Pour ceux qui ont connu le film, High Fidelity (2020) cherche alors à recréer certains moments emblématiques mais avec cette fois-ci une femme au coeur même de l’histoire. Là aussi l’idée est bonne de mettre une femme en guise d’héroïne, mais la façon de faire ne permet pas toujours d’être aussi original que l’on aurait pu le souhaiter. Mais High Fidelity a tout de même un avantage en la personne de Zoe Kravitz. Cette dernière est habitée par son rôle et parvient à rapidement nous faire aimer son destin bien que l’ensemble ne soit pas toujours le plus original du monde. De plus, la série peut aussi mieux développer les personnages secondaires et donner un soufflé différent à cette histoire. Le coeur qu’elle met dans la série permet aussi d’apporter une vision différente, plus légère, tout en restant malheureusement coincé dans des éléments déjà vu dans le film. 

 

Mais quand High Fidelity sort des sentiers battus par le roman et le film alors c’est dans ces moments là qu’elle se révèle intéressante. C’est dans ces moments là que la série prouve qu’elle a mieux à faire et surtout qu’elle sait très bien s’y prendre. Les scénaristes auraient dû passer plus de temps à créer des histoires originales plutôt que de répéter le film comme une sorte de mauvais gimmick dont l’histoire n’avait pas besoin ici. Durant les dix épisodes, High Fidelity installe des intrigues diverses et variées qui ne sont pas toujours suffisamment fortes pour être efficaces comme on pourrait le souhaiter. Un film de deux heures peut mieux créer un équilibre entre tout ce que l’histoire a à nous offrir alors que ici, on sent le besoin de remplir plus que nécessaire des éléments qui n’en avaient pas besoin. 

 

Les personnages secondaires sont alors souvent ce qui rend High Fidelity intéressante, plus que l’héroïne qui au fond stagne dans ses aventures. Il n’y a pas vraiment de sens d’évolution pour Rob alors que c’est normalement elle qui nous intéresse. Maintenant que tout est installé, peut-être que des saisons supplémentaires pourraient alors permettre à Rob d’être autre chose qu’une femme qui rencontre des mecs et critique de la musique. Car à la longue, cela peut devenir rébarbatif et surtout plutôt ennuyeux

 

Note : 4.5/10. En bref, si le départ était sympathique, High Fidelity est une resucée pas toujours très originale d’un bon classique. 

 

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