Tyler Perry’s The Oval (Saison 1, 12 épisodes - Partie 1) : pot pourri à la Maison Blanche

Tyler Perry’s The Oval (Saison 1, 12 épisodes - Partie 1) : pot pourri à la Maison Blanche

Si j’ai été grand client de certaines séries de Tyler Perry (notamment l’excellent soap The Haves and the Have Nots), je dois avouer que The Oval a permis au créateur/producteur/acteur/réalisateur/homme à tout faire de me redonner envie de faire un tour du côté de ses créations. La dernière fois qu’il a fait une série sur le monde de la politique c’était vraiment catastrophique. Vous étiez sûrement passé à côté de Too Close to Home mais c’était sacrément raté, avec une direction artistique étrange et des intrigues sacrément ennuyeuses. 

 

Après un partenariat fructueux avec la chaîne d’Oprah Winfrey, il s’est donc lancé dans l’aventure BET (une nouvelle fois) dans le cadre d’un accord de créations diverses et variées. Après ces douze épisodes, je me demande si au fond The Oval n’est pas sa création la plus folle et la plus étrange qu’il soit, mais justement dans ses moments les plus étranges, cette série parvient à accrocher rapidement un téléspectateur qui a besoin de sa dose de soap aux rebondissements tous plus farfelus les uns que les autres. Tous les sujets sont brossés (le Président misogyne, la fille qui fait croire qu’elle s’est faite violer, l’homosexualité, etc.). Il ne laisse aucune place au téléspectateur pour respirer et à chaque fois, tout part dans des situations plus exponentielles les unes que les autres. 

 

Mais The Oval reste aussi très classique pour Tyler Perry et reprend des éléments déjà vu dans ses précédentes séries (notamment If Living You is Wrong sur OWN ou Too Close to Home sur VH1). Avec un casting de seconde zone (voire de dernière zone) pas franchement bon, l’ensemble prête souvent à rire mais le divertissement est bel et bien présent. Certains dirons que la série est atroce et dans un sens c’est le cas car rien n’est fait ici pour être un gage de qualité, mais ça fonctionne. Le fait que le casting ne soit pas forcément bon permet de prendre le tout à la rigolade en mélangeant le tout avec des rebondissements sacrément tordus. 

 

Je n’ai jamais été un grand fan des comédies de Tyler Perry, mais justement peut-être qu’il est bien plus drôle quand il cherche à prendre les choses au sérieux. Comme dans The Oval. La famille dysfonctionnelle est un classique du genre et tous les éléments sont alors servis et resservis par moment dans le but de créer de nouvelles intrigues et dynamiques tout au long de la saison. Le fait est que tout de même The Oval soulève des questions intéressantes, notamment sur la relation entre la Première Dame et un Président abusif, qui pense qu’il a tous les droits sur sa femme. Si les intrigues peuvent parfois être choquantes, elles savent user des us et coutumes de Tyler Perry et de ce qu’il a déjà fait précédemment. Le côté surréaliste de l’ensemble permet de rester sur terre et de ne pas prendre au sérieux tout ce que l’on voit à l’écran. C’est une occasion de mélanger des sujets forts avec des éléments plus légers. Car la série permet aussi de poser des questions intéressantes sur le viol, l’homosexualité, le racisme, les hommes abusifs envers les femmes (et en plein #MeToo c’est plutôt logique de voir Tyler Perry traité tout cela). 

 

Bien entendu, The Oval n’est pas parfaite, loin de là. Elle est même très mauvaise, mais elle parvient à créer un truc dans lequel on plonge sans trop de difficultés et pour lequel j’ai déjà envie de voir la suite. C’est un paradoxe que j’ai déjà vécu avec The Haves and the Have Nots. Cette dernière était mauvaise comme tout avant de devenir l’un des meilleurs soaps actuellement diffusé. En infusant des idées plus intéressantes et avec un casting qui n’a eu de cesse de s’améliorer, on peut donc espérer le même destin à The Oval même si l’on est loin de voir ici sa meilleure création pour autant. 

 

Note : 4/10. En bref, une première partie de saison fauchée, aux acteurs mauvais mais avec une idée intéressante : celle de traiter des sujets actuels qui renforcent le récit et lui donnent finalement plus d’intérêt que je n’aurais pu imaginer au départ. 

 

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