Bloodride (Saison 1, 6 épisodes) : en route pour un voyage macabre en Norvège

Bloodride (Saison 1, 6 épisodes) : en route pour un voyage macabre en Norvège

Les plateformes vidéos adorent les anthologies d’horreur (ou fantastiques) et Bloodride est la nouvelle proposition du genre. Tout droit venue de Norvège, cette nouvelle anthologie de Netflix nous plonge dans six aventures totalement différentes mais à l’ambiance étrange (et souvent caustique). Créée par Kjetil Indregard (Hotel Caesar, Maniac) et Atle Knudsen (Orps The Movie, Hjem), il y a le même point de départ que d’autres séries du genre (comme Creepshow notamment) où nous sommes dans un bus avec un conducteur étrange et des personnages que l’on a suivi et qui intègrent petit à petit ce bus. Bloodride parvient tout de même à prendre le contrepied des ratés qu’il y a eu précédemment à la télévision américaine comme The Twilight Zone dont peu d’épisodes avaient réussi à me convaincre et Creepshow qui a là aussi bien des défauts. Chacune des histoires nous plonge dans une aventure macabre qui tente de nous délivrer quelques twists par ci par là. 

 

Cette anthologie norvégienne imprègne chaque histoire d'une atmosphère unique, à la fois réaliste et étrange, horrifique et caustique, résolument scandinave.

 

Je trouve cependant dommage que l’image introductive de ce bus n’ait pas vraiment de dénouement. Ce n’est là que pour nous introduire les personnages et nous conduire vers la suite de la saison. Cependant, ce qui m’a rendu curieux avec Bloodride c’est le fait que les scénaristes norvégiens sont souvent très inspirés et qu’ils ont un goût prononcé pour le macabre. En dehors de certaines idées gores qui seront distillées tout au long de la saison, Bloodride ressemble aussi parfois à une sorte de Black Mirror où les pensées de chacun sont exacerbées au point de devenir terrifiantes (comme quand un écrivain écrit l’histoire des autres, et peut alors tuer des gens simplement en l’écrivant). 

 

Bloodride explore plusieurs thématiques qui permettent de faire ressortir de façon assez plaisante les déviances de l’Homme. On a la famille, le monde du travail, le passé qui refait surface et bien d’autres éléments encore. Forcément, je suis accoutumé du genre donc on ne peut pas dire que Bloodride ait le plus grand goût de l’originalité. Les six épisodes ne sont donc pas surprenants et il y a un épisode sacrément raté (1.05), mais globalement chacune de ses aventures sait nous offrir de jolis moments agréables qui permettent de passer un bon moment. De plus, des aventures d’une demi heure c’est très court, ce qui permet à Bloodride de ne pas s’attarder sur des trucs ennuyeux comme a pu le faire The Twilight Zone dans des aventures qui s’étiraient parfois en longueur. 

 

Bloodride ne change donc pas trop de ce que l’on a déjà pu voir par le passé mais la narration est suffisamment travaillée à chaque fois pour nous garder devant notre écran (et donner envie de voir la suite rapidement). Même sur l’aspect visuel la série reprend ce que l’on aime chez les scandinaves. Cette uniformisation visuelle permet de savoir d’où Bloodride vient rapidement et c’est une assez bonne chose. 

 

Note : 5.5/10. En bref, une petite série de courts horrifiques assez efficaces. 

 

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