Critique Ciné : Dark Waters (2020)

Critique Ciné : Dark Waters (2020)

Dark Waters // De Todd Haynes. Avec Mark Ruffalo, Anne Hathaway et Bill Pullman.

 

Dark Waters raconte l’un des plus grands scandales sanitaires au monde sur les dangers du Téflon et des produits toxiques utilisés pour le créer. Je ne connaissais pourtant pas cette histoire mais elle fait froid dans le dos. Todd Haynes (Carol, Loin du paradis) parvient à nous plonger au coeur de cette aventure de façon sobre et presque documentaire. Certaines scènes sont froides, ce qui permet de rendre le récit d’autant plus efficace dans sa façon de démontrer tout ce qu’il veut nous montrer. A certains moments, Dark Waters n’est pas sans rappeler Spolight dans sa façon de raconter l’histoire et dérouler toutes les pièces d’un lourd dossier. DuPont, le groupe chimique mondial ultra puissant a été condamné il y a quelques années à de lourdes amendes suite aux scandales à répétition entourant le Téflon, les gens qui habitent la région de leurs usines et ceux qui ont travaillés pour eux et qui sont tombés malade. L’histoire est dès le départ effrayante et Dark Waters compte bien le démontrer (notamment lors du face à face avec cette vague enragée qui fonce sur son fermier et Rob notre avocat). 

 

Robert Bilott est un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques. Interpellé par un paysan, voisin de sa grand-mère, il va découvrir que la campagne idyllique de son enfance est empoisonnée par une usine du puissant groupe chimique DuPont, premier employeur de la région. Afin de faire éclater la vérité sur la pollution mortelle due aux rejets toxiques de l’usine, il va risquer sa carrière, sa famille, et même sa propre vie...

 

Porter des scandales judiciaires à l’écran est une tradition très américaine du cinéma (Pentagon Papers, Spolight, Révélations, Les hommes du Président, etc.) et cette façon de faire ici est à la fois sensationnaliste mais aussi efficace. Mark Ruffalo (Avengers) démontre encore une fois sa capacité à se fondre dans un rôle qui lui sied bien. Sous les traits de l’avocat du peuple il parvient à nous donner envie de voir où son aventure nous mène pendant que le récit délivre tout ce qu’il peut sur cette histoire. Todd Haynes fait un film classique du genre, sans chercher nécessairement à surprendre. On retrouve alors tous les éléments d’un genre qui délivre chaque année son lot de films. Cela peut être décevant d’un coup car Dark Waters ressemble aux autres. Ce n’est pas aussi solide que Erin Brockovitch peut-être à cause du manque d’originalité dans la façon de traiter le récit. Du coup, Dark Waters ressemble plus à une lecture de l’article du New York Times dont il est inspiré qu’autre chose. Cela n’en fait pas pour autant un mauvais film, loin de là. 

 

Note : 6.5/10. En bref, une plongée effrayante dans le monde des entreprises pétrochimiques qui nous tuent à petit feu. 

 

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