Critiques Séries : Breeders. Saison 1. Episode 1.

Critiques Séries : Breeders. Saison 1. Episode 1.

Breeders // Saison 1. Episode 1. No Sleep. 

 

Être parents, cela peut rapidement devenir un cauchemar pour certains et c’est ce qui se passe avec Paul. Créée par Chris Addison (Trying Again, Lab Rats) et Simon Blackwell (In the Loop, Veep) avec l’aide de Martin Freeman (qui incarne aussi le héros de la série), Breeders nous plonge dans une aventure parentale qui d’un côté ressemble à une resucée de thématiques déjà exploitées en mieux ailleurs. Une grande partie de ce premier épisode nous offre des cris (des enfants, des parents), des jurons et même un moment de joie pour notre héros (ouf !). Mais avec sa thématique, la série aurait pu se rapprocher de Better Things qui est diffusée sur la même chaîne (FX) ou Parenthood. Cela me rappelle donc plus Up All Night, la série avec Will Arnett et Christina Applegate que NBC avait soutenu bec et ongles avant de l’abandonner sur le bord de la route. Le fait que ce premier épisode se concentre sur un cauchemar absolu, sur une soirée, où Paul et Ally doivent faire dormir leurs enfants, n’est peut-être pas le point de vue de départ le plus efficace. Pourquoi ? Car la situation empire et que c’est toujours plus de cris dans tous les sens. 

 

Paul pensait être un homme calme et aimant, capable d’élever ses enfants en toute sérénité et sans difficulté. Sa triple paternité pourrait bien lui prouver le contraire et remettre en cause ses croyances et ses intimes convictions…

 

Il manque aussi un peu de ce que Jason Katims sait faire dans le registre familial (comme il avait su le faire aussi avec la version sérielle de About a Boy). Ce dernier sait apporter une dose d’optimisme dans ses récits alors que Breeders n’offre aucune porte de sortie joyeuse car tout va de mal en pis. Bien entendu, je peux comprendre aussi le point de vue de la série qui semble être le parti pris du réalisme et donc de se rapprocher du cauchemar que les parents peuvent vivre face à leurs enfants pendant que tout le monde pense qu’avoir des enfants c’est merveilleux. 

 

Je pense que Breeders sera mieux appréciée par des parents qui ont connu ce genre de situations et pourraient alors en rire. Car il y a pas mal de moments qui pourraient leurs permettre de se retrouver en Paul ou Ally. J’ai aussi un peu pensé à Catastrophe tout au long de ce premier épisode mais Breeders manque du coeur que la série peut proposer à de nombreuses reprises. Ici, on n’est pas dans une série qui semble vouloir nous attacher aux personnages, simplement à nous raconter ce que des parents pourraient raconter à des amis suite à une nuit cauchemardesque qu’ils auraient vécus. En tout cas, Breeders est une vraie publicité pour l’alcool pour oublier ou pour les contraceptifs, peut-être pas ce que j’attendais. 

 

Note : 5/10. En bref, c’est sympa mais cela a énormément de mal à délivrer quelque chose d’attachant qui donnerait envie de revenir voir Paul et Ally dans leur vie de parents. 

 

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