Deadwax (Saison 1, 8 épisodes) : le son qui tue

Deadwax (Saison 1, 8 épisodes) : le son qui tue

« Deadwax » c’est avant tout la définition de ce petit cercle sur un vinyle, entre la dernière piste et le nom de l’album (ou du titre) où rien ne peut être enregistré. Alors que Shudder a dévoilé récemment sa version de Creepshow, Deadwax est sa première création originale. C’est Graham Reznick (The House of the Devil) qui a travaillé sur nombre d’effets sonores dans des films d’horreur qui s’est chargé de la création de cet objet étrange. Il faut avouer que le point de départ de ce film est original et sort des sentiers battus du genre. Cela me rappelle surtout tous ces films d’honneur des années 70 et 80 où des objets tueurs étaient les héros. On pourrait aussi penser à Christine (le livre de Stephen King adapté par la suite au cinéma par John Carpenter) où l’histoire d’une voiture qui tue. Deadwax n’a malheureusement pas le look vintage (ce qui aurait été intéressant d’ajouter) mais une atmosphère étrange qui sur le papier aurait pu nous rappeler The Ring (et son histoire de VHS hantée qui tue ceux qui la regarde). Bien que cela puisse ressembler par moment, Deadwax a tout de même réussi à construire quelque chose qui va au delà de ce point de départ. 

 

Etta Pryce, une chercheuse de vinyles est engagée par un riche collecteur afin de trouver un vinyle légendaire et rare qui a rendu ses possesseurs fous et tué tous ceux qui auraient eu l’idée de le jouer.

 

La scène d’ouverture de la série permet de rapidement nous mettre dans le bain de ce à quoi il faut s’attendre. Mais la série va droit au but car elle n’a pas énormément de temps devant elle non plus. Les épisodes ne durent pas plus de 15 minutes, ce qui permet à la fois d’enchainer rapidement l’histoire (qui doit durer deux heures au total) mais aussi de ne pas s’ennuyer avec des épisodes qui auraient pu trainer en longueur. Reznick a décidé de baser toute sa série sur le fait que le son est quelque chose de beau, mais aussi menaçant, capable de faire des dommages irréversibles. On retrouve alors dans l’ambiance musicale de la série un côté giallo des années 70, ce qui donne là aussi un cachet supplémentaire à l’ambiance même de Deadwax. Cela permet aussi de casser un peu les comparaisons que l’on peut faire au premier abord avec The Ring. 

 

Deadwax semble aussi s’inspirer d’un autre élément important : les messages cachés dans les vinyles. Dans les années 70s, des messages sataniques auraient été caché dans les musiques de certains groupes et c’est là dessus que Deadwax construit pas mal de choses aussi. La mise en scène permet de mettre tout cela en avant là aussi et les influences sont aussi étonnantes que bonnes. Deadwax n’oublie pas les fans de films d’horreur gores avec l’explosion d’une tête qui va repeindre les murs ou encore un corps momifié qui ouvre la série. Je ne m’attendais pas spécialement à trouver Deadwax aussi sympathique mais je suis content de voir que de petites plateformes de streaming comme Shudder, spécialisées dans l’horreur, peuvent faire des trucs aussi sympas et originaux (leur version de Creepshow était un raté total). 

 

Note : 5.5/10. En bref, un concept original bourré de références et de belles idées. Reste que parfois Deadwax aurait pu faire plus pour devenir plus inquiétante. 

 

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