Self Made : Inspired by Life of Madam CJ Walker (Mini-series, 4 épisodes) : rêve américain au féminin

Self Made : Inspired by Life of Madam CJ Walker (Mini-series, 4 épisodes) : rêve américain au féminin

Il y a quelque chose d’inspirant dans l’histoire de C.J. Walker. Je ne connaissais pas cette femme mais son histoire professionnelle symbolise à merveille ce qu’est le rêve américain (qui aujourd’hui n’existe plus du tout). Cette mini-série en quatre épisodes permet aussi de mettre en avant l’expérience que les femmes et les hommes afro-américain(e)s ont avec leurs cheveux qui ne sont pas les plus faciles à coiffer. Madam C.J. Walker a alors eu une idée qui va révolutionner la coiffure. Avec une équipe afro-américaine aux commandes, forcément que le sujet ne pouvait qu’être bien exploité. Pour autant, cela ne fait pas non plus briller Self Made. Réalisée par Kasi Lemmons (Eve’s Bayou), et DeMane Davis (Black & White & Red All Over), écrite par Nicole Jefferson Asher (Toni Braxton : Unbreak My Heart) et A’Lelia Bundles (Boss: The Black Experience in Business) et incarnée par pléthore de personnages afro-américains dont l’excellente Octavia Spencer (récemment vu dans Truth be Told sur Apple TV+), Self Made est une belle entrée pour Netflix. En quatre épisodes, l’histoire se suit sans déplaisir, même si l’amour du capitalisme ressort un peu trop (alors que c’est un système qui aurait justement pu être remis en cause avec ce qui se passe actuellement dans le monde à cause du capitalisme). 

 

L'incroyable histoire vraie de Madam C.J. Walker, première Afro-Américaine à être devenue millionnaire par ses propres moyens.

 

Self Made permet tout de même de mettre la lumière sur une femme qui devrait être connue de tous les américains, pas seulement pour ce qu’elle a créé, mais aussi car il s’agit de la première afro-américaine a réellement avoir réussi à gagner des millions, sans l’aide de personne. Le fait que la mini-série se déroule après les événements les plus tragiques de la vie de Madam C.J. Walker ne permet pas de créer de l’émotion. On se concentre sur sa réussite plus que sur ce qu’elle a pu endurer dans sa vie (qui n’a pas toujours été facile). Bien entendu la série tente de mettre en scène certains problèmes à de nombreuses reprises mais c’est trop mis en scène et donc l’émotion ne passe jamais. C’est là où Self Made échoue réellement. 

 

Certains moments de ces quatre épisodes font l’apologie du capitalisme dans la réussite de l’héroïne, ce qui créé forcément une sorte de spectacle vivant qui est uniquement là pour soutenir le propos sans réellement creuser au fond des choses. Self Made se contente trop de faire les choses en surface et c’est bien là le problème. Octavia Spencer a malgré tout l’avantage d’apporter un peu de fraicheur grâce à sa façon d’interpréter Madam C.J. Walker. L’imagination du personnage ressort alors très bien grâce à une prestation lumineuse et rayonnante. Je trouve simplement dommage de ne pas nous investir dans les moments les moins drôles de la vie de l’héroïne alors que c’est ce que j’attendais aussi. Self Made reste tout de même une jolie mini-série, pleine de moments fun (bien que tout ne soit pas très historiquement logique) tout en touchant aux problèmes que vivent les afro-américains à cette époque (et qui peuvent être retranscrits de nos jours).  

 

Note : 5/10. En bref, jolie et fun, cette mini-série a des valeurs mais en oublie de créer de l’émotion là où cela aurait pu être nécessaire. 

 

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