Sex Education (Saison 2, 8 épisodes) : toutes les sexualités sont les bienvenues

Sex Education (Saison 2, 8 épisodes) : toutes les sexualités sont les bienvenues

Sex Education continue d’explorer la vie sexuelle des adolescents avec un ton résolument efficace, de l’humour bien senti et des personnages attachants. Cette saison 2 reste donc dans la lignée de la saison précédente avec une exploration de la sexualité sans faire cas des tabous. La série parle aussi des genres, notamment l’asexualité. C’est Jean qui en parle à Florence dans l’épisode 2.04. Je dois avouer que la séquence est assez intéressante pour attiser la curiosité de ce que la série veut nous proposer comme réflexion. Un peu comme dans l’épisode 2.03, Sex Education décide aussi de parler de fétichismes en tout genre et qu’elle rappelle, comme toute série « éducative inclusive » qu’il n’y a pas honte à avoir des fétiches, mais surtout qu’il y en a énormément et qu’ils apparaissent souvent dès la puberté. 

 

La série permet aussi de mettre en avant des personnalités, des sexualités différentes qui ne sont pas forcément mises en avant dans d’autres séries (ou en tout cas pas de cette façon). On parle donc d'asexualité, d’homosexualité, d’hétérosexualité, et tout le monde est traité de la même façon. On peut aussi parler de bisexualité, de pansexualité, etc. C’est la première fois que je vois une série parler d’autres de sexualités différentes et surtout de manière libérée, en cherchant à inclure le téléspectateur à la réflexion proposée. 

 

Bien entendu, même si Sex Education est là pour cibler les jeunes générations en plein éveil sexe, elle explore aussi les désirs des adultes. Peut-être même encore plus dans cette saison que dans la saison précédente. L’évolution de Jean est probablement ce qu’il y a de plus intéressant par rapport à tout cela, apportant une touche plus adulte à la série. Gillian Anderson est d’ailleurs une fois de plus l’un des atouts de Sex Education. La série ne cherche pas non plus à parler que de sexualité et de la mettre en scène. C’est donc en discutant plus des détails de la sexualité que Sex Education gagne en profondeur cette année (sans mauvais jeu de mots). J’ai bien aimé la séquence où Rahim (incarné par le frenchie Sami Outalbali) explique avec un schéma comment utiliser une poire à lavement. 

 

Ce dernier est d’ailleurs un ajout intéressant dans la série, apportant un vent de fraicheur alors que Sex Education aurait pu tourner en rond rapidement avec ses personnages sans nouveautés. Mais si la sexualité reste un angle important de Sex Education, la série s’attaque aussi à l’éducation en général. La série parle alors du fait que l’éducation est complètement hors d’âge et qu’il va falloir moderniser le tout. Sans parler du fait que le Principal Groff n’est pas le personnage le plus appréciable qu’il soit. 

 

Enfin, Sex Education a aussi l’occasion de mettre en scène un peu de féminisme. Et dans une série où l’on parle de sexualité, il était important de parler aussi des femmes et le fait qu’elles ont clairement leur mot à dire. Aimee permet dans la saison de parler du harcèlement subit par les femmes dans la rue, ou encore des agressions qui peuvent en découler. C’est un sujet fort, peut-être pas assez développé (une saison 3 serait peut-être la bienvenue en incluant plus de cette histoire), mais qui fait mouche. En somme, Sex Education continue le travail fait dans la première saison afin de développer intelligemment le tout et nous offrir tout ce que l’on peut attendre de la part de cette série. 

 

Note : 7/10. En bref, une seconde salve réjouissante. 

 

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