Critique Ciné : Un Vrai Bonhomme (2020)

Critique Ciné : Un Vrai Bonhomme (2020)

Un Vrai Bonhomme // De Benjamin Parent. Avec Isabelle Carré, Laurent Lucas, Thomas Guy et Benjamin Voisin.

 

Il y a quelque chose de mignon et touchant dans ce récit qui rend ce récit initiatique agréable à suivre. Benjamin Parent, scénariste du très joli Mon inconnue (2019) raconte ici comment un ado, qui a perdu son frère plus jeune dans un accident de voiture, va retrouver ce dernier (sous forme fantomatique) afin d’être son mentor. Sauf que cette relation va aussi faire ressortir tous les mauvais vices du personnage (et ainsi créer le sentiment d’une relation toxique). C’est avec un regard délicat que l’histoire se penche sur la relation entre Tom et son frère avec une escalade de moments moins innocents (la bagarre dans le dernier tiers du film, soutenue par son père est un de ces exemples). Comme l’indique le titre du film, le but est de faire de Tom « Un Vrai Bonhomme », sauf que la façon de s’y prendre n’est pas vraiment la bonne et Tom n’est pas fait pour être comme son frère. Se dégage alors de Tom une vraie sensibilité, avec des moments parfois tristes mais simples, rendant le tout d’autant plus réaliste. 

 

Tom, un adolescent timide et sensible, s’apprête à faire sa rentrée dans un nouveau lycée.

Pour l’aider à s’intégrer, il peut compter sur les conseils de Léo, son grand frère et véritable mentor.

Léo va s’employer à faire de Tom un mec, un vrai, mais son omniprésence va rapidement se transformer en une influence toxique. Tom va devoir batailler pour s’affranchir de l’emprise de Léo et trouver son propre chemin….

 

La fragilité à l’état pur du héros (ou même du récit par moment), fait clairement partie des forces de Un Vrai Bonhomme. Thomas Guy et Benjamin Voisin ont une relation intéressante à l’écran qui est tout de suite charismatique. On s’attache rapidement aux deux personnages grâce à une palette d’émotions et d’expressions différentes. On peut s’amuser parfois des pitreries de ces deux personnages, mais l’on est forcément touché par ce qu’il peut faire parfois aussi dans un registre différent. L’emprise de Léo est assez fascinante (notamment quand Tom a l’impression de s’étouffer), comme si c’était un fantôme qui était là à ses côtés. Un Vrai Bonhomme a alors cet arrière goût de film fantastique (qui n’est pourtant que l’influence que Léo avait sur son petit frère). La mise en scène de Benjamin Parent est quant à elle sobre, donnant un petit goût plus réaliste à cette aventure, proche d’un cinéma indépendant que la France laisse souvent trop de côté. Je suis curieux de voir ce que le réalisateur va pouvoir nous offrir comme future histoire tant ce premier film a été capable de me bouleverser par sa fraicheur et sa délicatesse si humaine. 

 

Note : 8/10. En bref, un film sensible, délicat et réussi sur le choc psychologique que peut avoir la mort de son grand frère lorsque l’on est ado. 

 

Date de sortie : 8 janvier 2020

 

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