Critiques Séries : Dispatches from Elsewhere. Saison 1. Episode 10 (season finale)

Critiques Séries : Dispatches from Elsewhere. Saison 1. Episode 10 (season finale)

Dispatches from Elsewhere // Saison 1. Episode 10. The Boy.

SEASON FINALE

 

Après avoir délivré deux épisodes médiocres, « The Boy » était la façon parfaite de conclure la saison 1 de Dispatches from Elsewhere. Le mélange des genres fait une fois de plus l’intérêt de cet épisode et lui donne un style particulier qui fait aussi sa force. L’introduction en noir et blanc est donc un de ces moments étonnants qui permet d’offrir à l’épisode un angle intéressant, tout en déroulant une mécanique intelligente tout au long de l’épisode. Jason Segel démontre ici enfin qu’il savait quoi faire de sa série alors que le premier épisode n’était pas forcément à la hauteur de mes attentes. 

 

Ce dernier épisode est probablement le dernier de la série (je me demande comment cela pourrait évoluer autrement). Il y a quelque chose intéressant dans cet épisode sur ce que Jason Segel fait de lui-même et de Paul. Le « Boy » que l’on voit à l’ouverture de cet épisode est une version jeune de Jason oui Jason Segel lui-même. Plutôt que de scénariser ses débuts dans Freaks & Geeks, nous avons droit à une métaphore de « The Boy » qui est déterminé à l’idée de devenir acteur après avoir regardé le Muppet Show (que Jason Segel a réadapté au cinéma dans deux long-métrages) et La vie est belle en rejouant sur scène des classiques de Chantons sous la Pluie dans le but de faire rire le public. 

 

J’aime bien la façon dont la série déroule son récit et nous conduit petit à petit à une exploration intérieure de Jason au travers de cet épisode. Je ne m’attendais pas du tout à cela mais je me demande si Dispatches from Elsewhere n’est pas comme une sorte de thérapie pour l’acteur qui exulte ici quelque chose dont il avait besoin de nous parler. La quête de Jason prend une grande partie de cet épisode et cela va lui donner alors l’inspiration nécessaire pour écrire le script d’une série appelée… Dispatches from Elsewhere. Le fait que Paul devienne Jason est une sorte d’élément méta que la série déroule de façon assez fascinante. Grâce à son amitié avec Simone (seul Jason Segel est ici présenté comme lui-même dans la vraie vie alors que les autres personnages apparaissent sous leur nom de personnage) il se rend compte qu’il a besoin de construire l’aspect communauté, qui est un moment où les choses deviennent encore plus meta que le début de l’épisode. 

 

Ce qui est aussi impressionnant ici c’est la façon dont Jason Segel s’adresse au public, aux critiques et à tout ceux qui regardent ou parlent de sa série. Dispatches from Elsewhere est donc à la fin une série qui n’est pas vraiment un drame, pas vraiment une romance, pas vraiment une série sur un mystère mais juste une série sur des gens qui font du mieux qu’ils peuvent. C’est une occasion pour Jason Segel probablement de répondre aux critiques dont il a été victimes avec ses films et de leur dire que s’il fait ça c’est par amour de ce qu’il fait, et qu’il fait de son mieux pour réussir. 

 

Note : 10/10. En bref, une fin parfaite. 

 

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