October Faction (Saison 1, 10 épisodes) : monstres... pas si monstrueux

October Faction (Saison 1, 10 épisodes) : monstres... pas si monstrueux

Je trouve dommage que Netflix, dans un souci de remplir sa plateforme de contenu soit obliger de produire à tout va, un peu tout et n’importe quoi. Il y avait pourtant dans October Faction une très bonne idée, avec un savoureux mélange entre Supernatural, Sleepy Hollow et la Famille Adams. Créée par Damian Kindler - créateur de Sanctuary -, on retrouve le boulot du créateur un peu de partout mais la série est fauchée et donne souvent l’impression d’être beaucoup trop amateur. October Faction apparaît au premier abord un peu comme la série Z qui remplira une soirée où il n’y a rien de spécial à regarder. Tout se concentre sur la famille Allen qui n’est autre qu’une famille qui chasse des monstres dans le monde entier. Mais October Faction ne creuse pas suffisamment son récit et finit donc par être trop superflue qui peut par moment laisser un arrière goût d’ennui même si tout n’est pas à jeter pour autant. 

 

Fred et Doloris Allen, deux chasseurs de monstres globe-trotteurs, retournent vivre dans leur ville natale suite à la mort du père de Fred. Confrontés à des phénomènes de plus en plus étranges, ils vont tenter de continuer à cacher leur véritable activité de chasseurs à leurs deux enfants adolescents et vont faire des découvertes qui vont bouleverser leurs vies.

 

J’ai alors retrouvé Gabriel Darku (que j’avais beaucoup aimé dans la saison 3 de Slasher) sous les traits de Geoff. Personnage LGBT de la série, il y a quelque chose de touchant dans sa relation avec l’école mais aussi avec les garçons. Le personnage évolue constamment, notamment du moment où il voit pour la première fois un fantôme jusqu’à la fin de la saison. C’est aussi le personnage dont l’évolution est la plus naturelle au fil des épisodes, rendant le récit souvent plus intéressant. Sa soeur, Viv, est elle aussi intrigante et parvient à délivrer une jolie histoire (même si je regrette que Aurora Burghart  - The Stranger, Sex Education -) ne soit pas un peu plus charismatique. Elle tourne un peu de partout sur Netflix, mais à chaque fois je ne suis pas plus emballé que ça par cette jeune actrice. Heureusement pour October Faction, son personnage a des choses à raconter.

 

Pendant ce temps, Deloris (incarnée par Tamara Taylor - Bones -) et Fred (incarné par J.C. MacKenzie) doivent chasser des fantômes. Si le duo est plutôt cocasse, les répliques ne sont pas suffisamment travaillées pour créer le second degré que la série semble vouloir créer. Il est difficile de s’investir dans leurs chasses, probablement car la mise en scène de téléfilm de seconde zone n’aide pas spécialement. J’aurais aimé quelque chose de plus inspiré comme la mise en scène de Supernatural (dont October Faction veut clairement quelques téléspectateurs). Surtout que les monstres peuvent être intéressants mais le scénario ne sait jamais comment faire pour les mettre en valeur. 

 

Ainsi, October Faction partait d’une bonne idée mais elle a énormément de mal à sortir tout ce qui aurait pu être intéressant de développer dans une telle aventure. Les personnages secondaires sont souvent mal fichus car le scénario ne les développe pas suffisamment. On se contente de monstres classiques et October Faction suit alors le protocole à la lettre. Reste les enfants et notamment Geoff qui m’ont permis d’aller au bout de cette aventure qui ne méritait pas de saison 2 (par chance, Netflix a décidé de l’annuler, ce qui pourrait libérer. Gabriel Darku pour des rôles plus intéressants). 

 

Note : 4/10. En bref, un point de départ intéressant qui part en sucette à cause d’un scénario fainéant et d’une mise en scène de série Z au rabais. 

 

Netflix a annulé la série après une saison et seulement 10 épisodes. 

 

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