Critique Ciné : Revenir (2020)

Critique Ciné : Revenir (2020)

Revenir // De Jessica Palud. Avec Niels Schneider, Adèle Exarchopoulos et Patrick d’Assumçao.

 

En voilà une agréable surprise. J’ai complètement raté ce film au cinéma en janvier dernier, probablement par mégarde (ou alors il n’est pas sorti dans mes cinémas). Dans ce film pudique, Niels Schneider et Adèle Exarchopoulos peuvent être vrais, touchants et attachants. La relation entre les deux personnages est vraiment forte et surtout riche en dialogues mais ce qui vient à manquer au film rapidement c’est du temps. Avec seulement une heure et dix minutes, il était difficile d’avoir un film qui englobe toutes les thématiques qu’il veut aborder : le deuil et la famille. Mais Revenir fait aussi partie de cette tradition française récente de montrer les régions et la ruralité. Car oui, la France ce n’est pas que Paris et la façon dont ce film souligne la difficulté de la vie paysanne française est intéressante car cela change de bien d’autres films qui ne sont là que pour briller et pas vraiment pour nous faire ressentir les choses et le drame social. Pour autant, même si la vie paysanne est traitée de façon très sous jacente, elle se ressent et avec une heure de plus, le film aurait sûrement dépassé Au nom de la Terre. 

 

C’est la ferme où Thomas est né. C’est sa famille. Son frère, qui ne reviendra plus, sa mère, qui est en train de l’imiter, et son père, avec qui rien n’a jamais été possible. Il retrouve tout ce que qu’il a fui il y a 12 ans. Mais aujourd’hui il y a Alex, son neveu de six ans, et Mona, sa mère incandescente.

 

Les deux héros du film forment alors un duo attachant que le scénario s’attèle à développer de façon soignée. Il y a une certaine forme de sensualité qui se dégage dans ce décor solaire et chaud. Et le soleil qui brille sur le corps de ces deux êtres fait du bien en ces temps de confinement. Niels Schneider est toujours un acteur qui me fascine, surtout dans sa façon de faire corps avec les personnages qu’il incarne. Pour un premier film, Jessica Palud s’en sort suffisamment bien. Elle parvient à montrer quelque chose d’intéressant avec sa caméra, notamment dans la scène de la piscine au milieu du film qui est l’une des plus mignonnes. Mais c’est dommage de la voir sur la retenue, probablement car elle n’a pas suffisamment d’espace pour faire tout ce qu’elle aurait pu faire. La durée du film ne la sert donc pas vraiment mais la sagesse de cette aventure est à voir, surtout en ces temps où un peu de réconfort cinématographique fait toujours du bien. 

 

Note : 8/10. En bref, une surprise que je n’avais pas vu venir. 

 

Date de sortie : 29 janvier 2020

 

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