Critique Ciné : Saint Frances (2020)

Critique Ciné : Saint Frances (2020)

Saint Frances // De Alex Thompson. Avec Kelly O’Sullivan, Charin Alvarez et Braden Crothers.

 

Saint Frances c’est avant tout une sorte de film poétique, une ode au corps de la femme et de la façon dont elle en prend possession. Mais pour ne rien enlever au plaisir de regarder Saint Frances, le film ajoute une certaine grâce et à humour efficace dans un récit qui parfois a du mal à sortir des sentiers battus. En effet, une bonne partie du film se déguise en quelque chose que l’on voit souvent dans le cinéma indépendant alors que Saint Frances avait toutes les cartes en mains pour faire quelque chose de beaucoup plus original et intéressant à mes yeux. Kelly O’Sullivan écrit ici son premier long métrage où elle se met en scène dans le rôle de Bridget. Vue dans Sirens (Freeform), la jeune actrice reste un rayon de soleil au milieu de tout un tas d’éléments narratifs qui ne sont pas si originaux que ça. La relation entre Bridget et Frances est ce sur quoi Saint Frances se repose et fort heureusement cela fonctionne assez bien pour que l’on en garde un bon souvenir. En parallèle, O’Sullivan tente de discuter de la façon dont la femme peut expérimenter les choses avec son propre corps (notamment un avortement jusqu’à certaines scènes assez gore de sang à se demander si le foetus est réellement tombé). 

 

Au début de l'été, Bridget a recours à un avortement au moment même où elle obtient le poste de gouvernante d'une petite fille de six ans dans une riche banlieue de Chicago. Bridget rentre immédiatement en conflit avec la petite Frances et peine à gérer les tensions grandissantes entre ses deux mères. Alors que ses relations personnelles sont au plus mal, une connaissance ressurgit du passé.

 

Mais finalement, de ces séquences parfois un peu gore nait aussi un humour assez vivant (comme le coup du tampon qui colore l’eau des toilettes). Par ailleurs, si Saint Frances s’appelle Saint Frances, je cherche encore la relation entre cette histoire et la religion. On sent plutôt l’envie de développer une certaine forme de quête pour comprendre la grâce, l’amour et avoir de l’empathie pour les autres (ce dont Frances manque parfois). Alex Thompson (Drive Slow, Irene & Marie) met tout cela en scène avec la légèreté d’un film indépendant américain. C’est ni extravagant ni mauvais, c’est ce qu’il fallait probablement pour rester sobre et surtout mettre en avant les propos du film. Saint Frances est donc une jolie expérience qui aurait pu être meilleure mais qui restera un agréable petit film auquel je ne m’attendais pas forcément. Dans le cinéma indépendant américain il n’y a pas toujours de bons film et celui-ci, qui a fait le tour des festivals, s’en sort suffisamment bien pour le reconnaître. Surtout pour Kelly O’Sullivan qui est une sorte de révélation à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

 

Note : 6.5/10. En bref, une agréable surprise qui aurait pu aller plus loin mais qui réussi à délivrer une ode au corps féminin. 

 

Prochainement en France. Sorti le 13 mars 2020 aux Etats-Unis, le film a vu son exploitation réduite suite au coronavirus. Il a donc été mis à disponible en VOD sur les plateformes. 

 

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