Station 19 (Saison 2 et 3) : pour l'amour du risque

Station 19 (Saison 2 et 3) : pour l'amour du risque

Je ne suis pas le plus grand fan de Station 19. La première saison était une déception énorme et je ne savais pas si la suite pouvait réellement finir par prendre forme. Grâce au confinement j’ai pu rattraper mon retard et découvrir ce que ce spin off mineur de Grey’s Anatomy avait sous le capot. La saison 2 change assez intelligemment certains problèmes de la première saison, notamment tout ce qui entourait l’héroïne qui n’était pas vraiment mon personnage fétiche. L’erreur de la première saison était de ne pas laisser les personnages aller sur le terrain, préférant se concentrer sur la place de capitaine qui était il faut bien l’avouer une mascarade. Cette intrigue avait alors duré toute la première saison sans réellement décoller, ni démontrer que ce spin off avait une utilité dans l’univers de Grey’s Anatomy. Andy, notre héroïne était alors devenue au fil des épisodes un personnage plus antipathique qu’attachant, laissant alors forcément une sacrée épine dans le pied de la série. 

 

Les personnages secondaires prennent alors plus forme dans ces deux saisons alors que les scénaristes ont adapté la stratégie de l’univers de Chicago en intégrant mieux les personnages de Grey’s Anatomy dans l’univers de Station 19 (notamment Bailey qui a un lien étroit avec la série grâce à sa romance). L’arrivée du capitaine Sullivan (incarné par Boris Kodjoe) permet alors de donner un souffle nouveau à la série et surtout de casser les intrigues de la première saison. Ce personnage s’impose rapidement et permet alors de boucler une intrigue pas palpitante de la saison 1 en un tour de cuillère. C’est ce personnage pourtant nouveau qui va permettre de relancer l’histoire en laissant le scénario nous intéresser à lui petit à petit. Grâce à lui, Andy devient moins irritante et plus intéressante. Elle parvient alors à gagner sa place dans Station 19 même si elle n’est toujours pas mon personnage favori.

 

Grâce aux personnages secondaires qui gagnent en épaisseur dans la saison 2, notamment grâce aux amourettes de chacun, alors Station 19 parvient à la fois à devenir plus efficace et à donner envie d’enchaîner les épisodes rapidement. Certains personnages sont là pour apporter de la légèreté pendant que d’autres viennent agrémenter le scénario de quelques émotions qui permettent de nous attacher aux personnages et à l’univers. Jusqu’au bout, la saison 2 parvient alors à créer des intrigues intelligentes qui nous accrochent jusqu’au bout. Le dénouement de la saison est d’ailleurs un joli feu d’artifice qui vient bousculer un peu plus Station 19 tout en gardant en tête qu’elle a quelque chose à raconter de différent de Grey’s Anatomy (ou de ses consoeurs comme Chicago Fire). Station 19 parvient aussi à créer l’événement avec les éléments qui se déchaînent et permettent d’offrir des cas de la semaine plus intéressants : des accidents spectacles, une tempête ou encore un incendie. Tout cela participe fortement à activer tous les personnages autour de leurs histoires de façon assez intelligente. 

 

En intégrant aussi mieux Grey’s Anatomy dans la seconde partie de la saison 2, Station 19 permet de faire des liens étroits qui seront d’autant plus exploités et utilisés dans la saison 3. Notamment grâce à Ben qui en plus de la fraîcheur qu’il apporte à la série, parvient à intégrer au mieux les intrigues de celle-ci. La relation avec sa femme Miranda est un lien qui est continuellement développé dans Station 19 et de façon plus intelligente. La saison 3 reste dans la lignée de la précédente, même si je suis déçu de la fin. Pourquoi ? Simplement car la série révèle une intrigue de Grey’s Anatomy que l’on aurait dû découvrir dans les épisodes qui ont été annulés à cause du coronavirus. 

 

L’intelligence ici aurait probablement été d’attendre la suite de Grey’s Anatomy afin de diffuser ces épisodes. Station 19 n’arrête pas le sensationnel, tuant même un personnage important de la série ce qui permet de remettre les pendules à l’heure et de nous balancer enfin ce que l’on a envie d’attendre de Station 19,  qui garde ses racines de Grey’s Anatomy (qui n’avait pas hésité elle aussi à tuer des personnages importants). Jusqu’au bout, la série entretient une fois de plus ses personnages et leurs relations en gardant une structure narrative assez addictive. Que cela soit pour les personnages ou les cas qui s’abattent sur nos héros. Dans les développements intéressants, on peut notamment retenir celui d’Andy. La mort de Ryan permet alors de casser quelque chose alors que son côté gentille première de la classe n’était peut-être pas le meilleur angle narratif du personnage. 

 

Station 19 a donc réussi le tour de force avec ces deux saisons de me donner envie de revenir pour une saison 4 alors que je ne donnais pas cher de la peau de la série à ses débuts. Les scénaristes ont su apprendre de leurs erreurs et ainsi mettre les personnages dans des situations plus intéressantes, ce qui change complètement de ce que l’on avait au départ. Chaque personnage a droit à son développement, heureux ou non, cadrant aussi cet univers avec des cas plus musclés et impressionnants qui permettent à la série de démontrer son inspiration assez forte : Grey’s Anatomy et Chicago Fire. 

 

Note : 6.5/10. En bref, deux saisons qui permettent enfin à Station 19 de montrer ce qu’elle a sous le capot. 

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