White Lines (Saison 1, 8 épisodes) : sous le soleil espagnol tout est permis

White Lines (Saison 1, 8 épisodes) : sous le soleil espagnol tout est permis

Il y a quelques années de ça maintenant Alex Pina n’aurait probablement jamais pensé devenir un créateur de séries connu. Sauf que quand Netflix a décidé de récupérer les droits de La Casa de Papel, le succès fût immédiat (et la série poursuit encore son chemin). Pour Netflix il a alors créé White Lines, une nouvelle épopée très espagnole dans l’écriture mais qui malgré ses bonnes idées peut parfois aussi ennuyer. Cette série nous plonge au milieu du bling bling, des îles espagnoles, sexe et surtout la drogue (qui donne son nom à la série). Le créateur s’amuse clairement avec ses personnages partant d’une histoire de trafic de drogues et de la mort d’Axel Collins, des années plus tôt. White Lines entasse alors les clichés ce qui permet de retrouver le style souvent too-much d’Alex Pina. Cela fonctionne à de nombreuses reprises où tout est fait sans aucunes limites. White Lines se transforme alors rapidement en une sorte de plaisir coupable décalé mais qui s’assume (et c’est le plus important). 

 

Suite à la découverte du corps d'Axel Collins, un jeune DJ anglais disparu 20 ans plus tôt, dans le désert espagnol, sa soeur, Zoe, se rend alors à Ibiza, là où Alex a été vu pour la dernière fois, afin de découvrir ce qui s’est réellement passé. Son enquête au sein de ce haut lieu de la fête la forcera à affronter les côtés les plus dangereux et les plus déréglés de l'île, ainsi que ses propres démons.

 

Dès le départ, il est clair que White Lines n’est pas là pour être la série de l’année mais un divertissement qui entre parfaitement dans la même catégorie que Outer Banks récemment sur Netflix également. C’est du divertissement qui ne se prend jamais la tête et cherche simplement à faire passer un bon moment aux téléspectateurs. Le seul truc c’est que White Lines reste inégale. Certains épisodes sont longs, trop longs et peuvent alors créer un sentiment d’ennui chez le téléspectateur pendant que d’autres sont clairement parfaits pour nous réveiller. Le personnage de Zoe, la soeur d’Alex, est notamment un personnage qui manque cruellement d’intérêt. Peut-être car sa façon de naviguer entre les personnages de la série n’est pas aussi efficace que pour les autres. C’est dans la caricature que Alex Pina sait travailler et dès que White Lines veut être un peu plus profonde rien ne prend. Du coup, les paysages d’Ibiza et de ces villas luxueuses permettent de nous faire oublier par moment tout ce qui n’est pas forcément très bon dans la série. 

 

Zoe reste notre personnage d’arrivée. Elle est là pour nous guider dans les intrigues de la série jusqu’au bout mais ce n’est pas elle qui fait son effet. Ce sont tous les autres personnages dans leurs excès et qui tentent chacun de survivre que cela soit à cause de la disparition de pains de cocaïne ou encore pour retrouver le meurtrière d’Alex (et la révélation finale reste assez prévisible). White Lines aurait clairement pu être la saga d’été de TF1 où l’on retrouve tout ce qui a toujours fait le succès de ces sagas des années auparavant. Les espagnols ont forts pour créer ce genre de séries et je dois trouve que finalement White Lines sait proposer quelque chose qui se tient grâce à tout ce qu’elle ne fait pas de réaliste. En étant excessif dans tout ce qu’elle touche, White Lines s’amuse et tente alors d’amuser le téléspectateur. Certaines scènes sont plus efficaces que d’autres (notamment un repas lors de l’épisode 7 qui permet de poser les bases de la fin de la saison). 

 

Alex Pina sait créer du divertissement, certes crétin, mais qui sans chercher à complexifier les protagonistes et les retournements de situation nous permet de passer un agréable moment. On se laisse alors porter par la disparition d’Axel et tous les twists, souvent improbables, permettent finalement de ne pas trop s’ennuyer même si la série a ses défauts et notamment son inégalité dans le rythme. 

 

Note : 6.5/10. En bref, le créateur de La Casa de Papel continue d’être en roue libre dans un divertissement efficace mais inégal. 

 

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