Critique Ciné : 365 Jours (2020, Netflix)

Critique Ciné : 365 Jours (2020, Netflix)

365 Jours // De Barbara Bialowas et Tomasz Mandes. Avec Michele Morrone, Anna Maria Sieklucka et Bronislaw Wroclawski.

 

Je me suis lancé dans cette aventure sans trop savoir pourquoi. Disons que le fait qu’il me soit constamment proposé par Netflix m’a rendu curieux, sans compter tous les commentaires qu’il y a eu sur le film. Mais c’est un film qui n’a rien de bon, qui passe plus de temps à glorifier le viol qu’à le dénoncer. Sans parler du fait qu’il y a une scène qui a forcément fait fureur et sur laquelle tout le film se repose. 365 Jours est ridicule du début à la fin, où toutes les scènes sont écrites avec les pieds, filmées au couteau et avec un casting qui a bien du mal à nous faire vibrer au rythme de ces aventures. Il n’y a rien de romantique, rien de vraiment passionnant, juste de longues séquences qui cherchent le téléspectateur et finissent par lui faire perdre tout son temps. Je n’avais déjà pas spécialement aimé les 50 Nuances de Grey, mais je n’apprécie pas beaucoup plus 365 Jours. Je dirais même que le film est plus que ridicule. L’idée de départ était déjà assez vicieuse mais on sent la volonté de faire un film qui veut choquer. Tout est mauvais avec des personnages surréalistes, une histoire qui n’a rien à raconter et qui donne l’impression de voir un mauvais porno. Car même les pornos ont des scénarios plus élaborés.

 

Massimo est membre de la mafia sicilienne et Laura est directrice des ventes. Cette dernière ne se doute pas de ce qui l'attend lors d'un voyage en Sicile destiné à sauver son couple : Massimo la kidnappe et lui donne 365 jours pour qu'elle tombe amoureuse de lui.

 

Mais ce qui pose le plus de problèmes avec 365 Jours c’est sa façon de rabaisser les femmes. Pourquoi chercher à faire un film de ce genre là alors que de nos jours avec le mouvement #MeToo, de nombreuses femmes ont pu parler de leurs agressions. C’est comme revenir en arrière, faisant passer les femmes pour des objets sexuels. Alors oui c’est de la fiction mais il n’y a pas vraiment de morale car le scénario est mal écrit et ne prend pas de soin à présenter intelligemment son récit. Ma curiosité vient donc du bruit que le film a pu faire et oui l’acteur principal a de quoi émoustiller la téléspectatrice (ou le téléspectateur) mais l’enchainement des scènes n’a aucun sens. Tout est alors mis en scène de façon ridicule et les réalisateurs ne savent pas comment exploiter intelligemment les décors qui leurs sont offerts. La Sicile est belle mais elle donne l’impression d’être ici un décor en carton pâte. Alors que j’ai pu découvrir que 365 Jours était inspiré d’un livre, je n’ose même pas imaginé la qualité de ce roman qui a simplement été choisi par les producteurs pour faire ce qui s’est passé : le buzz.

 

Note : 0/10. En bref, un film sans intérêt. 

Disponible sur Netflix depuis le 7 juin 2020.

 

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Plumedoie 22/06/2020 23:17

Nanar insipide. Histoire affligeante qui n'a aucun sens. Un telefilm de série B qui me fait penser aux productions erotico ringardes que M6 diffusait en deuxième partie de soirée. Le film repose seulement sur la plastique de ses deux comédiens principaux, lui un grand brun ténébreux qui va faire fantasmer la ménagère et elle une poupée docile et soumise. Un film produit uniquement pour faire polémique et qui véhicule une image de la femme déplorable et moyenâgeuse. Comment Netflix peut proposer ce genre de débilité ? Quelle tristesse d'apprendre que c'est actuellement le programme numéro 1 sur la plate-forme. Après 50 nuances de Grey qui fut une catastrophe abrutissante, il faut encore subir ce genre d'âneries. On régresse...