Critiques Séries : I May Destroy You. Saison 1. Pilot.

Critiques Séries : I May Destroy You. Saison 1. Pilot.

I May Destroy You // Saison 1. Episode 1. Pilot.

 

HBO continue de proposer des séries fortes qui impliquent des sujets forts. I May Destroy You, créée et incarnée par Michaela Coel (Black Earth Rising) s’est fait un nom en créant et incarnant la série britannique Chewing Gum. C’était une belle petite surprise à laquelle je ne m’attendais pas forcément mais avec I May Destroy You, elle surpasse mes attentes dans ce premier épisode particulièrement fort. En tant que premier épisode, « Eyes Eyes Eyes Eyes » parvient à nous introduire un sujet fort : celui de l’agression sexuelle. Ce n’est pourtant pas un épisode sur l’agression d’une femme mais l’histoire d’une femme avant tout : Arabella. La série nous dépeint rapidement sa vie, ses amis, ses relations amoureuses (pas franchement joyeuses non plus et ce dès le départ en Italie) ou encore sa carrière. Michaela Coel parvient à introduire tout cela dans un épisode qui ne perd pas une miette du temps qui lui est imparti. La série prend le temps de construire en trente minutes le monde d’Arabella afin de le détruire en une poignée de seconde à la fin. Et c’est ce qui est dévastateur ici. 

 

Après le triomphe d’un papier sur Internet, Arabella Essiuedu – facilement distraite, insouciante et qui ne s’engage pas – se retrouve honorée comme la « voix de sa génération », avec un agent, une commande de livre et une sacrée pression. Après avoir été agressée sexuellement dans une boîte de nuit, sa vie change de manière irréversible et Arabella est obligée de tout remettre en question : sa carrière, ses amis et même sa famille. Alors qu’Arabella peine à comprendre ce qui s’est passé, elle commence une introspection.

 

Arabella est une écrivaine qui a du mal à terminer son second livre et elle doit aussi compiler dans sa vie avec sa relation longue distance avec Biaggo, un italien ténébreux qui ne semble pas avoir grand chose à faire d’elle compte tenu de la façon dont il est introduit dans les premières minutes de l’épisode. L’intérêt de I May Destroy You réside aussi dans sa volonté de ne pas faire ressortir l’histoire d’une femme afro-américaine simplement sur les bases qu’elle est afro-américaine. Arabella est comme tout le monde et veut être considéré comme n’importe quelle femme. C’est un beau message qui fonctionne parfaitement dans ce premier épisode. Mais ce qui fait la vraie force de I May Destroy You c’est clairement sa façon de nous plonger petit à petit dans l’histoire du personnage pour mieux nous toucher par la suite. 

 

La série fonctionne aussi quand elle joue avec ses stéréotypes, tout ce qu’elle cherche en somme à détruire sur son passage. La révélation de la fin est une occasion brillante de remettre en question tout ce que le téléspectateur a pu faire dans ces trente minutes. On sent que rien de ce que le personnage va vivre est simple mais c’est aussi pour cela que je trouve le tout fascinant. J’ai hâte de voir la suite.

 

Note : 9/10. En bref, une introduction forte et surpassant mes attentes. 

Disponible sur OCS.

 

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