Love Life (US) (Saison 1, 10 épisodes) : l'amour est un éternel recommencement

Love Life (US) (Saison 1, 10 épisodes) : l'amour est un éternel recommencement

Pour sa première création originale, HBO Max nous plonge dans une énième comédie romantique et sincèrement, j’ai été péniblement au bout de la saison par moment. Ce qui ressort vraiment de cette comédie romantique c’est Anna Kendrick. Elle a ce visage lumineux qui fait son effet tout au long de la saison et permet d’aller au bout. Un peu comme dans Dummy sur Quibi où le vrai intérêt était l’actrice et pas forcément le scénario. Love Life c’est un peu une sorte de sous Sex and the City qui a énormément de mal à briller et à faire ressortir quelque chose de brillant de son récit. La quête de l’amour est quelque chose qui anime beaucoup de séries et Valeria récemment sur Netflix avait déjà tenté de rappeler un peu cette ambiance Sex and the City sans parvenir à le faire complètement. Au delà du côté très léger de la comédie (qui est souvent un problème), c’est l’impression de répétition par rapport à ce que l’on a déjà vu par le passé qui pose problème ici. Dans le monde des séries, Love Life n’apporte rien de neuf et ne fait que répéter encore et encore. On a déjà vu récemment des comédies romantiques comme Modern Love sur Amazon, High Fidelity sur Hulu et l’on retrouve ici une utilisation similaire des thématiques qui sont loins d’être originales.

 

L’autre problème c’est que Love Life est présentée comme une anthologie alors que cette saison se concentre sur l’histoire d’un personnage, d’une expérience qui au bout de dix épisodes commence à devenir sérieusement ennuyeuse. La série fait du remplissage en passant par tous les poncifs du genre. Le suspense de la saison c’est de savoir comment va se terminer l’histoire de Darby. C’est ce qui accroche le téléspectateur tout au long de la saison mais qui a parfois du mal à faire décoller le récit dans sa globalité. Dans son entreprise de devenir une sorte de mini Carrie Bradshaw (car l’on sent l’intérêt du créateur Sam Boyd de rappeler la série à succès de HBO), Darby ne reste que dans l’ombre de ce que l’on a déjà vu par le passé dans le genre sans vraiment trouver de quoi égayer notre moment. 

 

Fort heureusement que Love Life est une comédie sur un format assez court, ce qui permet de ne pas trop voir le temps passer par moment de d’enchaîner les épisodes assez facilement. Si je m’attendais à ce que cela évolue un peu mieux par la suite (et que j’ai été déçu), Love Life fait tout de même une proposition sympathique qui saura vous combler lors d’une soirée pluvieuse. Car il y a de jolis moments assez vivants où Anna Kendrick permet d’installer quelque chose et une ambiance qui donne à la série un certain charme. Ce n’est pas brillant mais il y a des idées et surtout une bonne actrice pour incarner l’héroïne. Comme avec Dummy précédemment, Anna Kendrick sait porter une série sur ses épaules et faire de son mieux pour que l’on accroche au récit. Love Life est clairement une tentative, pas franchement réussie mais pas totalement ratée non plus de la part de HBO Max d’agripper des téléspectateurs précis avec un récit assez universel et classique. Alors que la série est renouvelée pour une saison 2, je ne sais pas forcément ce que j’ai envie de voir mais j’espère que Sam Boyd saura insuffler un peu plus de fraicheur à son récit afin d’éviter de nous répéter une nouvelle fois ce que l’on a déjà vu en mieux ailleurs.

 

Note : 5/10. En bref, Love Life méritait mieux que ce récit classique réutilisant tous les poncifs de la comédie romantique. Reste alors Anna Kendrick qui porte plutôt bien sur ses épaules l’ensemble de la saison. 

Prochainement en France.

 

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