The Politician (Saison 2, 7 épisodes) : la politique, ton univers impitoyable

The Politician (Saison 2, 7 épisodes) : la politique, ton univers impitoyable

Après une première saison pleine de promesses, la saison 2 de The Politician met un coup de frein et c’est légèrement dommage. Ryan Murphy et ses compères ne cherchent pas à faire de The Politician une série politique profonde avec de vraies réflexions de fond, mais simplement une satire du monde politique. Chaque saison de la série est sensée nous conduire petit à petit à la course pour la Présidence des Etats-Unis et notre héros se débrouille plutôt bien mais cette saison laisse par moment de côté des qualités de la saison 1 pour se concentrer sur des éléments un peu moins bons. Notamment car Ryan Murphy s’est ramolli légèrement sur l’humour noir qui faisait aussi le côté incisif de la série. Je trouve dommage que The Politician ressemble par moment à de nombreuses séries qu’il a pu créer par le passé. C’est un défaut que l’on pouvait imputer à la première saison mais qui se ressent un peu plus ici. Faire du neuf avec du vieux a toujours été plus ou moins le liet motiv de Ryan Murphy dans certaines circonstances, créant des références à ce qu’il a pu faire par le passé dans toutes ses créations.

 

Je regrette que cette fresque colorée perde un peu de ce qui faisait son charme l’an dernier malgré quelques moments divertissants qui m’ont rappelé aussi pourquoi je suis encore là. A l’issue de la saison 1, Payton partait pour New York afin de briguer le Sénat local tout en gardant l’aide de ses anciens camarades de classe. Mais ils sont tous plus ou moins des répétitions d’autres personnalités fortes de l’univers de Ryan Murphy. Avec sept épisodes au compteur, la saison développe donc tous les enjeux d’une élection d’ampleur légèrement différente de celle de l’an dernier. Mais l’histoire de l’élection ne tourne pas vraiment autour du propos politique (qui était intéressant à mes yeux) mais plus autour d’une histoire de trouple. Cela permet tout de même de révéler d’autres éléments sur les personnages et notamment dans leur vie personnelle. 

 

C’est une occasion en soi de nous replonger dans un monde que Ryan Murphy adore : le cynisme, les coups bas, etc. C’est quelque chose me rappelle une fois de plus Glee (et déjà la première saison de The Politician me faisait penser à sa précédente série). Le fait que The Politician ait été créée par les trois créateurs de Glee n’est pas qu’une simple coïncidence. Cette saison 2 fait une sorte de régression par rapport à l’évolution volée. J’aurais aimé quelque chose d’un peu plus adulte et la série replonge dans les coups bas de la première saison en exagérant certains trucs une fois de plus. La politique américaine n’est donc pas brossée de la meilleure façon qu’il soit. Ben Platt continue de son côté de faire ce qui lui est demandé. Payton est un personnage intéressant qui s’intègre parfaitement dans l’univers de The Politician. 

 

Mais le manque cruel d’inspiration dans sa façon de dépeindre la politique m’a déçu. Je m’attendais à ce que The Politician fasse les choses différemment mais elle s’est surtout laissée porter par le vent. La série enchaine alors les situations toutes plus rocambolesques les unes que les autres, loufoques aussi mais ce n’est pas vraiment ce sur quoi The Politician aurait dû s’étendre autant. Pourquoi ? Car la saison démarrait très bien grâce à une révélation. Mais autour de ce trouple, la série n’a de cesse de revenir histoire d’en faire des caisses et c’est à a longue ennuyeux. Cette intrigue est alors tirée jusqu’à la corde et c’est probablement ce qui fait que la saison n’évolue jamais réellement et qu’elle se retrouve alors à tourner en rond. Le trouple de Standish n’est pas la seule intrigue de la saison, plein de petites intrigues viennent tout de même égayer notre journée mais les relations intimes des personnages n’est pas ce sur quoi j’aurais aimé voir The Politician s’étaler. 

 

Le seul point réellement positif de la saison c’est Georgina Hobart, la mère de Payton incarnée par Gwyneth Paltrow. En plus du fait que cette dernière est brillante, son personnage évolue et devient un personnage unique dans le paysage télévisuel américain actuel. Le faire valoir du droit des femmes n’est pas sans faire écho à Mrs America plus tôt cette année mais dans un contexte ici totalement différent et d’autant plus intéressant. La série peut alors au travers de ce personnage dépeindre l’Amérique que Ryan Murphy veut critiquer tout en apportant un message de tolérance intéressant. Je ne sais pas vraiment ce que j’ai envie d’attendre d’une saison 3 mais je me laisse porter. Il y a de bonnes choses dans cette saison 2 mais pas suffisamment pour en faire une saison mémorable. 

 

Note : 5/10. En bref, Ryan Murphy se repose sur ses lauriers. 

Disponible sur Netflix.

 

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