Critiques Séries : Lovecraft Country. Saison 1. Episode 1. Sundown.

Critiques Séries : Lovecraft Country. Saison 1. Episode 1. Sundown.

Lovecraft Country // Saison 1. Episode 1. Sundown.

 

Je dois avouer que je suis client assez fidèle de ce que Jordan Peele peut faire. Mais uniquement au cinéma (Us, Get Out). Car ce qu’il fait à la télévision manque toujours d’un petit truc. Pour autant, j’étais plus que curieux de découvrir Lovecraft Country qu’il a créé avec Misha Green (Helix, Underground) pour HBO. Jordan Peele reprend sa thématique fétiche du racisme aux Etats-Unis. Mais plutôt que de mettre en scène ce sujet dans un univers classique, il trouve toujours un moyen de raconter des histoires avec un angle fantastique et/ou horrifique. C’est pourquoi Lovecraft Country se rapproche beaucoup plus de ce qu’il a fait au cinéma ces dernières années que ce qu’il a pu faire d’autre sur le petit écran. L’histoire d’Atticus et de son oncle George permet de les dépeindre comme des fanatiques et croient au Lovecraft. Atticus croit à tout cela comme une sorte de carte routière qui pourraient les emmener vers ce qui se passe sur la côté est américaine. Mais toute cette quête a un but : Atticus veut retrouver son père alcoolique disparu. 

 

Dans l'Amérique raciste des années 1950, Atticus Black, un jeune homme de 25 ans, embarque avec son amie Letitia et son oncle George dans un road trip à la recherche de son père disparu. Sur la route, ils rencontrent des monstres fantastiques, ainsi que des monstres bien réels...

 

Lovecraft Country cherche à toucher à plusieurs sujets différents, notamment sur le fait d’être afro-américain dans les années 50 aux Etats-Unis. Et la série parvient à raccrocher tout ce qui se passe à cette époque à la dure réalité actuelle. C’est un parallèle que Jordan Peele fait toujours dans ses fictions et je trouve avouer que dans Lovecraft Country c’est fait intelligemment. L’anachronisme de la musique dans une fiction d’époque n’est pas quelque chose de neuf. C’est même un truc que l’on a déjà pu voir ailleurs dans d’autres fictions actuelles. Dans un sens, cela participe aussi à donner une ambiance particulière à Lovecraft Country tout en rappelant que derrière cette fiction se cache tout de même le traitement d’un sujet encore valable de nos jours. 

 

Après plusieurs jours sur la route, Atticus, Leti et oncle George se demandent si cela vaut la peine de risquer leurs vies dans le but d’avoir le droit de manger un plat chaud dans un restaurant ou bien simplement de rester dans leur voiture. La menace raciste est constante et permet aussi de faire le parallèle avec les monstres fantastiques que Lovecraft Country veut nous introduire. Derrière tout cela se cache clairement une allégorie qui fait un parallèle entre les monstres fantastiques et la monstruosité de l’Humanité. La scène de course poursuite afin d’échapper aux policiers est terriblement efficace et cette mystérieuse femme blanche qui va leur permettre de s’en sortir est probablement un personnage que l’on croisera à nouveau prochainement. 

 

Puis la série nous délivre une nouvelle poursuite avec un policier qui leur laisse de l’avance avant de devoir s’occuper d’eux s’ils ne sont pas parti avant le coucher de soleil. Il y a quelque chose de particulièrement fascinant dans cette scène qui vient une fois de plus rappeler le danger que vivent nos trois héros au quotidien. Jordan Peele parvient à créer de l’horreur avec quelque chose de réaliste et je trouve ça fascinant. C’est très psychologique et pour le coup on retrouve avec Lovecraft Country ce que j’ai aimé dans Us ou Get Out. 

 

Note : 9/10. En bref, une introduction étonnante qui laisse entrevoir une série à fort potentiel. 

Disponible en France sur OCS US+24

 

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