Critique CIné : Irrémédiable (2020, Netflix)

Critique CIné : Irrémédiable (2020, Netflix)

Irrémédiable // De Carles Torras. Avec Marlo Casas, Déborah François et Guillermo Pfening.

 

A voir le catalogue Netflix de ces derniers temps, les films espagnols semblent avoir le vent en poupe. Après Origines Secrètes me voilà devant Irrémédiable, une sorte de Misery inversé qui fait le boulot pour des soirées pluvieuses devant sa télévision. Carles Torras (Open 24h, Callback) dont je ne connaissais pas le travail reprend alors ici un mélange plutôt efficace entre Hitchcock et Stephen King qui créé un suspense et une tension constante du début à la fin. Dans le monde des petits thrillers psychologiques, il n’y a pas toujours de bons élèves mais Irrémédiable démontre rapidement qu’il sait où il va et joue alors aussi énormément sur le talent de Marlo Casas pour nous plonger dans la folie de cet homme qui a tout perdu et compte bien reprendre son dû. Pour autant, Irrémédiable reste un film prévisible mais c’est avant tout l’ambiance de celui-ci qui fait fonctionner le tout. Si l’ambiance malsaine que Irrémédiable veut créer n’est pas toujours suffisamment malsaine, elle reste suffisamment intéressante pour que l’on ne s’ennuie pas et que l’on ait derrière ce goût de déjà vu un truc qui saura nous divertir. 

 

Condamné à vivre en fauteuil après un accident, Ángel décide de se venger de ceux qui l'ont trahi, en particulier de la femme qui l'a quitté au pire moment.

 

De ce fait, Irrémédiable vient alors puiser dans tout un tas de ressources. La première c’est Hitchcock et le très connu Fenêtre sur cour. On retrouve alors le goût pour l’espionnage (ici son ex femme) mais aussi le suspense que cela entoure. On ne sait pas trop où l’on va et puis rapidement Irrémédiable ne fait aucun doute sur la conduite que le film mène du début à la fin. Puis dans un second temps, Irrémédiable vient puiser chez Stephen King et plus particulièrement Misery. C’est déjà vu mais les histoires originales ne sont pas toujours originales et elles s’inspirent parfois de bonnes choses afin de créer autre chose. Carles Torras nous offre donc un film classique, déjà vu et prévisible mais qui sait se reposer sur les bons éléments pour qu’à son issue, le spectateur n’ait pas eu l’impression d’avoir perdu son temps. C’est alors la fin qui m’a réellement posé problème, à la fois surréaliste et manquant d’explication. On sent que le scénario arrive à bout et qu’il ne sait plus trop où aller et dans un dernier élan créatif nous sort alors ce twist assez médiocre. 

 

Note : 5/10. En bref, un Misery inversé lorgnant chez Hitchcock qui fonctionne suffisamment pour ne pas ennuyer mais qui laissera malgré tout une impression de déjà vu. 

Disponible depuis le 16 septembre 2020 sur Netflix

 

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Maria 04/10/2020 12:12

Aucun suspens et peu rythmé, donc aussitôt vu, aussitôt oublié ...