The Oval (Saison 1, épisodes 13 à 25) : la chute de la Maison Blanche

The Oval (Saison 1, épisodes 13 à 25) : la chute de la Maison Blanche

Alors que le tournage de la saison 2 de 22 épisodes s’est achevé en 10 jours le mois dernier, je me suis dit qu’il fallait bien que je rattrape mon retard sur la saison 1. La première partie de la saison 1 était sacrément gratinée et s’achevait sur une femme à la tête coupée dans le lit du Président. C’était un bon cliffangher pour donner envie de poursuivre l’aventure sauf que BET a commandé énormément d’épisodes et le contrat que Tyler Perry a avec ViacomCBS de produire 90 épisodes par an de séries n’aide pas spécialement. On sent alors que la seconde partie de la saison (composée de 13 épisodes) a du mal à faire évoluer l’histoire drastiquement. Pour se rendre compte du problème, à la suite de la décapitation on passe près de quatre épisodes sur ce qui suit cette séquence comme si la série voulait que l’on suive les aventures en temps réel. Sauf que le héros de la série est le Président Franklin et plus les épisodes passent et plus le personnage n’a plus rien à raconter. 

 

J’ai alors eu l’impression que The Oval avait du mal à aller au delà de son prémisse et étant donné que Tyler Perry écrit et réalise tous les épisodes, je me demande si son esprit est capable de réellement créer des intrigues originales. C’est là que je trouve dommage l’idée d’avoir voulu produire un spin off (Ruthless) alors que les intrigues de ce dernier auraient largement pu remplir les épisodes de cette seconde partie de saison 1. Derrière l’accumulation de stéréotypes en tout genre ainsi que tous les clichés du soap de début d’après-midi, Tyler Perry tente tout de même de s’accrocher aux aventures de ses personnages. Sauf que quand une grande partie des épisodes se déroulent sur la même nuit, j’ai comme l’impression que The Oval ne peut pas aller de l’avant. Dans une journée tout n’est pas forcément intéressant à raconter et les personnages sont rapidement à court de dialogues palpitants qui pourraient réellement faire évoluer l’histoire.

 

C’est là que Tyler Perry cherche alors à introduire de nouveaux personnages afin d’agrémenter un peu plus toutes ces aventures. Certaines intrigues n’avancent pas du tout (celle du Président est la plus flagrante) pendant que les relations entre les autres personnages commencent à prendre un peu plus de place. J’apprécie tout de même le fait que The Oval poursuive ce que Tyler Perry a toujours fait dans ses séries : la diversité. Il y a donc la diversité de la sexualité, des sexes, tout en rapprochant malheureusement cela d’intrigues sacrément mal fagotées. Car la plupart de ces intrigues « sexuelles » (The Oval et Ruthless sont très portées là dessus) n’ont finalement pas grand chose à dire et sont alors étirées sur de nombreux épisodes. 

 

Forcément, pour donner au téléspectateur l’envie de revenir il y a quelques cliffanghers de temps en temps mais plutôt que de faire dans la surenchère comme dans la première partie de la saison, Tyler Perry égraine ses idées au fil de l’eau, sans réellement chercher à rappeler le téléspectateur après qu’un épisode soit terminé. C’est comme le cliffangher final de la saison qui en plus de ne pas être exceptionnel, n’apporte rien à l’histoire. Bien entendu ma curiosité va m’emmener voir ce que la suite de la série peut raconter mais j’ai peur une fois de plus que tout traine en longueur. Le fait que le temps utilisé dans la série soit aussi court ne permet pas non plus de réellement développer les personnages. Après tout, dans une vie, il ne peut pas se dérouler énormément de choses en 3 ou 4 heures de temps. C’est un vrai problème qui suit The Oval dans toute cette seconde partie. Le manque cruel d’idée aura la peau de cette série, comme cela a déjà pu être le cas dans If Loving You is Wrong (que j’avais abandonné après deux saisons). 

 

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