Critique Ciné : Clouds (2020, Disney+)

Critique Ciné : Clouds (2020, Disney+)

Clouds // De Justin Baldoni. Avec Fin Argus, Sabrina Carpenter et Madison Iseman.

 

Je dois avouer que j’étais passé à côté de l’histoire de Zach Sobiech, décédé d’un cancer des os il y a quelques années et qui n’aura laissé que « Clouds », le titre qui a donné son nom au film. Adapté du livre Fly a Little Higher écrit par sa mère, Clouds est une belle histoire qui souffre parfois du pathos made in Disney qui alourdit l’émotion à tord. Justin Baldoni (A deux mètres de toi) nous plonge donc dans ce destin tragique avec l’envie de nous attacher au héros et à son histoire. En deux heures, Clouds balaye donc la vie de cet adolescent. La musique fait du bien et le côté touchant permettent alors de nous attacher rapidement à la sensibilité du héros et son envie de croquer la vie à pleine dent. Mais comme c’est Disney, il fallait bien oublier en partie la créativité de ce jeune prodige de la musique pour se concentrer sur la partie romancée qui est forcément là pour appâter le chaland. Justin Baldoni fait alors un film convenu qui appuie constamment sur les instants d’émotions. Et tout ce pathos n’est pas toujours digeste. 

 

Zach Sobiech, un adolescent de 17 ans doué pour la musique, est atteint d’un cancer des os (ostéosarcome). Élève en terminale, il déborde de vie et de projets. Mais lorsqu’il apprend que son cancer est généralisé, il décide avec sa meilleure amie Sammy - qui compose avec lui - de profiter au maximum du peu de temps qu’il lui reste. Grâce à leur professeur M. Weaver, Zach et Sammy parviennent à signer un contrat avec une maison de disques. Accompagné de sa petite amie Amy et de ses parents Rob et Laura, Zach va vivre d’intenses moments où l’amitié et l’amour se conjuguent au son de la force évocatrice de la musique.

 

Pour autant, Clouds n’est pas un mauvais film. Il souffre simplement de longueurs dues au fait que Disney a probablement mis son nez là dedans. C’est donc très gentil, très sobre, très sage. Sauf dans l’émotion où il faut en rajouter une bonne tartine à la fois dans la mise en scène mais aussi dans les dialogues. Sauf que ce n’est peut-être pas ce sur quoi Clouds aurait dû mettre toute son énergie. Impossible cependant de ne pas verser sa petite larme. Fin Argus n’est pas l’acteur le plus talentueux de sa génération mais son innocence dans son jeu permet tout de même de se laisser amadouer. Zach Sobiech méritait bien un peu de tendresse et un film très familial et romancé pour lui rendre un hommage séduisant. Clouds évite donc de trop en rajouter sur les tenants et les aboutissants de sa maladie. Tout est brossé en surface afin de simplement faire ressortir le personnage. C’est plutôt judicieux dans le cas de Clouds même si j’aurais peut-être aimé que cela ne soit pas aussi bourratif en termes de pathos. 

 

Note : 4.5/10. En bref, pas mauvais mais trop pathos. 

Disponible sur Disney+ depuis le 16 octobre 2020

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