Quelqu’un Doit Mourir (Mini-series, 3 épisodes) : l'amour au temps de Franco

Quelqu’un Doit Mourir (Mini-series, 3 épisodes) : l'amour au temps de Franco

Netflix continue de proposer dans son catalogue des fictions espagnoles inédites et je dois avouer que je ne vais pas bouder mon plaisir même si Quelqu’un Doit Mourir avait clairement de quoi être beaucoup plus intéressante. Manolo Caro (La casa de las flores) reprend ici pas mal de ces éléments un peu soapesque qui ont fait le succès de sa série sur Netflix. Quelqu’un Doit Mourir aurait pu être une brillante mini-série mais au final on se retrouve avec trois épisodes sympathiques, rien de plus. Le casting est bon, la mise en scène plutôt soignée et le propos assez bien tenu mais il manque un brin de magie pour lier l’ensemble. Le format plutôt court est à double tranchant. A la fois cela permet de ne pas trop s’ennuyer mais cela ne permet pas non plus d’entrer pleinement dans l’histoire et notamment celle des personnages qui animent la série. Le fait que l’on n’ait pas vraiment le temps de s’attacher aux personnages (et ils sont nombreux) rend parfois le tout légèrement superficiel. Il aurait été bienvenu de créer des personnages attachants dont le destin nous importe pour que la mini-série ait de quoi accrocher. Pourtant, l’ensemble reste plutôt réussi mais c’est ce liant manquant qui vient briser la fête.

 

Dans l'Espagne des années 1950, un couple fait revenir leur fils du Mexique dans le but de le marier, mais tombe des nues quand il arrive aux côtés d'un danseur de ballet.

 

Quelqu’un Doit Mourir a tout de même le mérite de nous plonger dans un contexte politique fort : l’Espagne de Franco d’après-guerre. L’Espagne conservatrice est un terrain de jeu intéressant et le scénario se permet de creuser parfois le contexte politique afin de développer son scandale familial. L’homophobie latente de l’époque est aussi un sujet fort qui permet de conceptualiser le récit et l’enrober de propos forts et engageants. La mise en scène assez classique permet de brosser cette époque sans pour autant faire de fioritures. On retrouve tous les us et coutumes des séries espagnoles ce qui n’est pas pour me déplaire non plus. Le casting quant à lui est assez soigné pour que chaque téléspectateur trouve son compte. Notamment Carmen Maura, parfaite du début à la fin de la mini-série. Quelqu’un Doit Mourir nous offre donc mensonges, trahisons, rumeurs, secrets et trois épisodes c’était sûrement trop court pour pouvoir aller au bout de ce que la série pouvait réellement faire. Le soap est assumé et tous les fans du genre seront alors séduits. Impossible de ne pas penser à Grand Hotel lorsque l’on se penche sur cette mini-série avec un côté drame social qui finalement fait le boulot demandé. 

 

Note : 5.5/10. En bref, une mini-série agréable qui finit par n’être que sympathique alors qu’elle aurait pu être brillante. 

Disponible sur Netflix

 

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