Critique Ciné : Come Play (2020)

Critique Ciné : Come Play (2020)

Come Play // De Jacob Chase. Ahy Robertson, Gillian Jacobs et John Gallagher Jr.

 

Come Play est une bonne surprise malgré le fait qu’il suive tout le cahier des charges du film de monstres. Il y a d’ailleurs un petit air qui n’est pas sans rappeler Mr Babadook. Produit par Amblin Entertainment, Come Play a aussi des faux airs de Steven Spielberg. On retrouve quelque chose dans le style du film qui n’est pas sans faire écho à ce que Spielberg produisait dans les années 90 (et a même pu faire au cinéma). Jacob Chase (Larry, Amy), plus habitué aux court-métrages, parvient ici à créer une ambiance intéressante et surtout à mettre des jump-scares originaux là où souvent les films d’horreur ces dernières années sont fainéants. En réadaptant sont court-métrages (Larry) en version longue, il reprend tous les codes qu’il avait déjà implémentés pour en faire quelque chose de différent avec un vrai sous texte sur notre addiction aux écrans. Car il y a une morale dans Come Play et je dois avouer que c’est assez bien construit pour jusqu’au bout du film nous accrocher. Et le film introduit constamment dans le film de nouvelles choses sur l’utilisation des applications faite par Oliver.

 

Oliver est un jeune garçon solitaire qui se sent différent des autres et cherche du réconfort dans son téléphone portable et sa tablette. Mais une mystérieuse créature va utiliser les technologies contre lui afin de s'introduire dans notre monde. Les parents d'Oliver vont devoir se battre pour sauver leur fils du monstre qui se trouve derrière l'écran.

 

Pourtant, Come Play n’est pas le premier film d’horreur qui traite de l’autisme comme catharsis. On peut alors rapidement penser à The Darkness ou Poltergeist d’une autre façon. Bien qu’imparfait dû à ses quelques longueurs, Come Play reprend aussi pas mal d’éléments du courts et notamment ce fameux parking la nuit. Il y a ici quelque chose de fascinant sur la façon dont le réalisateur tente de créer de l’horreur avec finalement peu de choses. Mais la vraie star de Come Play c’est… Larry. A la fois un croquemitaine en effets spéciaux et une sorte de marionnette sophistiquée rend le tout d’autant plus effrayant et intéressant. Ce mélange entre modernisme et quelque chose de plus artisanal permet de voir ce monstre comme un personnage intéressant et une entité malfaisante effrayante. En gardant Larry souvent hors du champ de vision de la caméra, Come Play permet alors de créer une angoisse chez le spectateur et utiliser les bruits, le silence et le regard des personnages pour nous donner envie de nous cacher sous notre couverture.

 

Note : 7/10. En bref, une belle surprise inattendue.

Prochainement en France

 

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