Critique Ciné : Happiest Season - Ma belle-famille, Noël et moi (2020)

Critique Ciné : Happiest Season - Ma belle-famille, Noël et moi (2020)

Ma belle-famille, Noël et moi - Happiest Season // De Clea DuVall. Avec Kristen Stewart, Mackenzie David et Mary Steenburgen.

 

Happiest Season est tout ce que j’avais envie de voir pour Noël : une comédie romantique queer dans la plus grande tradition des films de Noël. C’est Clea DuVall (Looking for Alaska) qui nous propose cette jolie aventure qui mélange des influences différentes pour nous donner à la fois l’impression que c’est familier tout en créant un récit original que l’on n’a jamais vu auparavant. Un peu comme Love, Simon a pu le faire il y a quelques années. En faisant un peu ce que le public hétéro aime voir depuis des années au cinéma mais cette fois-ci avec deux lesbiennes est magnifique. L’intelligence du récit est de sauter le pas des présentations et de directement nous plonger dans une sorte de thérapie de couple en crise. Alors que les deux jeunes femmes se dirigent chez les parents d’Harper, cette dernière avoue à Abby qu’elle n’a pas encore fait son coming out. Et alors que Abby avait prévu de demander la main de celle qu’elle aime durant les fêtes de Noël de la famille Caldwell, tous les plans prévus sont alors refroidis directement au détour d’une ligne de dialogue qui va lancer l’histoire de Happiest Season. Surtout qu’en plus de ça, Abby va découvrir que Harper est différente lorsqu’elle est avec sa famille qui aime la compétition et qui reste très à cheval sur des traditions ancestrales.

 

Une jeune femme souhaite demander sa petite amie en mariage lors du repas de Noël, mais ses plans sont chamboulés lorsqu'elle découvre que sa partenaire n'a pas fait son coming-out auprès de ses parents conservateurs.

 

J’ai toujours adoré Kristen Stewart (Twilight). Je ne sais pas pourquoi car je dois être à contre courant face à tout un tas de spectateurs qui la détestent mais je l’adore. Et je l’adore sur les traits d'Abby dans ce film. Elle est tout simplement parfaite. Elle permet de garder les pieds sur terre dans cette histoire entourée d’une famille complètement frappée par ses propres principes dont le seul but du film est de les détruire au fil que le temps passe. De ce fait, c’est elle qui fait tourner le film et qui est notre porte d’entrée dans cette famille Caldwell qui va prendre conscience au fur et à mesure de l’absurdité du monde dans lequel elles se sont introduites. Happiest Season repose alors sur un savoureux mélange de fêtes de Noël et de romcom américaine assez classique et amusante. Car il y a de l’humour et je n’ai pu aussi retenir mes émotions à la fin. Je suis une madeleine si vous ne le savez pas déjà et tout cela m’a énormément ému. Happiest Season fonctionne ainsi très bien du début à la fin et représente tout ce dont j’avais besoin actuellement. Bien que le film cherche par moment à être plusieurs trucs à la fois, il reste mieux d’avoir plusieurs idées qu’une seule qui ne fonctionne peut-être pas. Le film aime prendre des risques et s’amuser de certains codes avec brio.

 

Note : 7.5/10. En bref, une romcom de Noël queer qui fait du bien.

Prochainement en France. Disponible sur Hulu aux Etats-Unis.

 

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