Critique Ciné : Possessor (2020)

Critique Ciné : Possessor (2020)

Possessor // De Brandon Cronenberg. Avec Andrea Riseborough, Christopher Abbott et Jennifer Jason Leigh.

 

Avec Possessor, Brandon Cronenberg suit clairement les pas de son père David Cronenberg. On retrouve une thématique assez similaire et une volonté d’utiliser le fantastique à des fins horrifiques. Possessor est un film singulier, étonnant et brut qui parle d’un futur où la technologie continue de faire des ravages et de modifier le corps humain. Ce trip de l’esprit est suffisamment original pour nous transporter de scènes en scènes, parfois violentes, afin de nous raconter toute une aventure assez folle. Le film est clairement là pour violer notre esprit sans nous demander pardon. Voilà donc un film de science fiction qui s’intéresse clairement à nous offrir une vision cauchemardesque. On aurait clairement pu imaginer que l’histoire de Possessor est tirée d’un roman de Philip K Dick mais le mélange dystopique de Possessor ressemble à un pot pourri de tout un tas de bonnes influences : Ghost in the Sheel, Inception ou encore Under the Skin. 

 

Tasya Vos est membre d'une organisation secrète : grâce à des implants dernier cri, elle peut contrôler l'esprit de qui bon lui semble. Jusqu'au jour où le système bien rôdé de Tanya s'enraye. Elle se retrouve alors coincée dans l'esprit d'un homme, dont le goût pour la violence se retourne contre elle.

 

Etant donné que Brandon est le fils de David, il n’est pas étonnant de voir dans Possessor des scènes de gens mutilés leur propre corps. La scène d’ouverture du film symbolise parfaitement ce que l’on peut en attendre. La violation de l’esprit et du corps est une thématique chère à David Cronenberg (Scanners, Videodrome, Chromosome 3 et j’en passe). Le monde de Possessor ressemble en partie à notre monde même si ce n’est pas totalement le cas. Grâce à des influences pulp sur le visuel (les couleurs saturées entre le orange et le rouge notamment) apportent au récit une palette étonnante et réussie. La métaphore du monde actuel est d’autant plus lisible qu’elle démontre à quel point notre esprit ne nous appartient plus et pas plus notre corps. LE conflit existentiel qui n’a de cesse de faire la force de Possessor du début à la fin m’a fasciné. Cela fait un moment que je n’avais pas vu un film d’espionnage de science fiction aussi intéressant et intelligent. Et contrairement à Tenet (qui pourrait être assez proche en termes de thématiques), Possessor ne donne pas mal à la tête.

 

Note : 8/10. En bref, une excellente surprise démontrant que Brandon Cronenberg suit les pas de son père. 

Prochainement en France

 

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