Critique Ciné : Run (2020)

Critique Ciné : Run (2020)

Run // De Aneesh Chaganty. Avec Sarah Paulson, Kiera Allen, Onalee Ames.

 

Le dernier film d’Hulu est une sacrée aventure. Au delà des ressemblances avec The Act (la mini-série inspirée d’un fait réel diffusée l’an dernier sur Hulu), Run embrasse des références à Stephen King. Aneesh Chaganty (Searching portée disparue) met en scène une Sarah Paulson assez terrifiante qui a de quoi nous rappeler Kathy Bates dans Misery. Et les références à Stephen King ne s’arrête pas à cette ressemblance. Lors d’un appel téléphonique de Chloe, à l’autre bout du téléphone « Derry, Maine » (ville fictive de Stephen King) est citée. Ce qui est fascinant avec Run c’est que Aneesh Chaganty parvient à capturer la pression du genre sans jamais la relâcher. Jusqu’au bout du film on est pendu au récit et à son évolution tordue en étant fascinés. Run n’est pas toujours un film aussi inventif que son précédent film (Searching) mais il reste suffisamment efficace pour ne jamais faillir à son but premier : créer du suspense et de la tension dans un univers horrifique assez prenant. Pourtant, j’ai presque eu du mal au départ avec Sarah Paulson. Cette impression à chaque fois qu’elle incarne toujours les mêmes rôles (avec ou sans Ryan Murphy) me fait des frissons car c’est comme si l’actrice ressemblait dans la vraie vie à tous ses personnages.

 

Une adolescente, qui a passé sa vie reclue avec sa mère, découvre le terrible secret que cette dernière lui cache depuis de nombreuses années. La vie idyllique de l'adolescente bascule...

 

Run ne cherche pas à nous plonger dans ce que c’est que de perdre un enfant et la folie qui en découle puisque c’est sur l’aspect principal de l’histoire qu’il préfère se concentrer : celui d’une adolescente retenue par sa mère avec des tranquillisants pour chien qui lui ont paralysé les jambes. L’autre point qui va en faveur de ce film c’est Kiera Allen. Les producteurs ont cherché une jeune fille qui est dans un fauteuil roulant (et dont la condition est celle du personnage à la fin) ce qui permet de rendre le tout d’autant plus réaliste à mes yeux. Et puis il y a bien entendu toutes les petites références à Stephen King qui sont dissimulées dans le scénario un peu de partout. Ou même au cinéma d’horreur (on parle d’une Mrs Bates) avec des mères à l’emprise sordide sur leurs enfants ou des femmes sur leurs maris. Run a en tout cas réussi un pari auquel je ne m’attendais pas du tout en le débutant. Je m’attendais encore à un film médiocre, d’autant plus que tout ce qui est sorti récemment en termes de films d’horreur n’a pas autant égayé mes soirées que Run n’a pu le faire.

 

Note : 7/10. En bref, un mélange entre Misery et The Act réussi.

Prochainement en France

 

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