Critiques Séries : The Good Doctor. Saison 4. Episode 1.

Critiques Séries : The Good Doctor. Saison 4. Episode 1.

The Good Doctor // Saison 4. Episode 1. Frontline Part 1.

 

Qui mieux qu’une série médicale pouvait parler de la COVID-19 ? C’est en tout cas le parti pris par The Good Doctor qui en a fait un double épisode. Il était inévitable de voir COVID-19 sur le petit écran dans de nombreuses fictions et cette première partie rend à la fois un hommage réussi aux soignants mais aussi fait office de message de prévention pour dire aux gens de faire attention et notamment de porter un masque. Rapidement The Good Doctor met en place tous les éléments terrifiants de cette pandémie avec un réaliste assez étonnant. Presque même effrayant qui vient rappeler à quel point ce virus tue des milliers (enfin, millions maintenant) de gens dans le monde. 

 

Tout commence fin février alors qu’une femme commande un café et tousse face à la serveuse. On a alors l’introduction de ce qui aurait pu être une mini-série sur une pandémie inventée pour la fiction. Afin de nous offrir un point de vue intéressant, The Good Doctor donne celui de la crise au travers de ceux auxquels la série veut rendre hommage : les soignants. C’est un très beau geste qui donne aussi l’avis de chacun sur la façon dont ils vivent la pandémie. On ressent alors le côté réaliste car la série a reproduit des choses que l’on a vu à la télévision ou que certains soignants ont dû vivre dans leur quotidien. Que cela soit les gens qui ne veulent pas croiser les soignants par peur, ne faisait que les isoler ou encore lorsque Marcus rentre chez lui et que pour protéger sa femme il se retrouve à dormir dans le garage sans jamais voir sa famille. C’est un moment particulièrement touchant auquel je ne m’attendais pas du tout. 

 

The Good Doctor démontre aussi le côté pas toujours jovial de ce virus. Les scénaristes démontrent comment les médecins ont pris la COVID pour une grippe jusqu’à être capable de diagnostiquer les patients sans les traiter et en découvrant de nombreux nouveaux symptômes (comme la perte de l’odorat). Dans la dramaturgie que les scénaristes mettent en scène dans ce premier épisode il y a une volonté réelle de rappeler la dangerosité de la maladie et comment elle met à mal toute une profession qui ont dédié leur vie pour sauver des vies. Bien entendu, The Good Doctor n’oublie pas les morts (et ceux qui guérissent). L’émotion est palpable et le fait que la série soit aussi attachante permet de ressentir d’autant plus ces séquences terrifiantes où les soignants doivent annoncer la mort de quelqu’un. 

 

L’histoire de Shaun et Lea apporte un peu de légèreté dans The Good Doctor ce qui est assez plaisant et permet de contrebalancer avec les moments assez durs de la série. La scène de sexe par webcam est un moment classique pour Shaun et j’aime bien l’idée qu’il soit frustré par rapport au fait qu’il ne peut pas coucher avec Lea et être avec elle. Pour quelqu’un qui aime tout contrôler, Shaun subit en pleine figure les symptômes changeant de la COVID-19 et la série nous le fait ressentir intelligemment. Même si The Good Doctor célèbre les patients qui s’en sortent, la série vient rappeler tout au long de l’épisode la situation alarmante et je dois avouer que cela apporte un vrai quelque chose à l’épisode qui je l’espère permettra à des américains de prendre conscience de certaines choses. 

 

« Wear your damn mask ! » 

 

Note : 7/10. En bref, le réalisme avec lequel The Good Doctor inclut la COVID-19 dans son récit est assez impressionnant. 

 

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