Filthy Rich (Saison 1, épisodes 4 à 6) : satire soporifique

Filthy Rich (Saison 1, épisodes 4 à 6) : satire soporifique

J’aimerais bien dire que cette version américaine de Filthy Rich est réussie car j’aime beaucoup Kim Cattrall mais ce serait se fourvoyer complètement. Les trois premiers épisodes donnaient clairement la ligne de conduite de Filthy Rich et alors que FOX a décidé d’annuler la série après une saison (la saison 2 ne se fera donc jamais), je me suis dit s’il fallait réellement poursuivre l’aventure. L’un des plus gros problèmes de Filthy Rich reste Eugene Monreaux. Ce dernier était mort au début puis la série nous a rapidement sorti de son chapeau le twist faisant qu’il était encore vivant. Son pèlerinage est aussi ridicule qu’une grande partie des intrigues de la série et symbolise alors parfaitement tout ce qui ne va pas ici. 

 

Afin de varier les plaisirs, Filthy Rich continue de développer les relations entre ses personnages quitte parfois à devenir l’ombre d’elle-même et tomber dans l’extra-parodie. Les rebondissements sont encore moins bons que ceux d’un soap de Tyler Perry. Je ne peux d’ailleurs pas trop critiquer les swaps de Tyler Perry car je les aime beaucoup mais aussi car ils assument le faire que tous les rebondissements sont complètement fous. Alors que Filthy Rich ne semble pas du tout assumer son côté parodique et se prend alors les pieds dans le tapis. Ce n’est pas seulement la révélation de certaines relations, les morts (comme le cliffangher de l’épisode 6), ou encore les rebondissements autour des enfants cachés d’Eugene qui fait évoluer cette mélasse. C’est aussi car Filthy Rich reste frustrante. Elle a du mal à faire évoluer les personnages. Depuis six épisodes on tourne autour du pot et le problème c’est que l’on est quand même sensés s’attacher à au moins l’un d’entre eux.

 

Kim Cattrall qui incarne notre grande matriarche aurait pu devenir un pilier central de Filthy Rich. Plutôt que de me passionner, elle m’ennuie terriblement. Peut-être car son personnage n’a pas le rôle de la vilaine de service et que le scénario n’a de cesse de chercher à l’attendrir dès qu’il en a l’occasion. Les manipulations sous le manteau de chacun n’ont donc pas l’impact nécessaire pour retenir l’attention du téléspectateur. J’ai conscience du fait que Filthy Rich est une satire (ce qui permet aussi de se rassurer sur certains rebondissements ridicules) mais dans la satire tout n’est pas forcément bon non plus. 

 

Car certaines intrigues se prennent vraiment au sérieux et tentent alors de créer une sorte de vague d’émotions. Mais rien de tout cela ne prend réellement forme car tout est trop superficiel et en carton pâte. C’est un reproche que j’avais pu faire à GCB, une série à laquelle je compare souvent Filthy Rich car les deux se ressemblent énormément. Il y a le ton, la musique d’ambiance, les couleurs, les personnages, tout ce qui me raccroche à tout ça. Quoi qu’il en soit, je pense que je vais clôturer le chapitre Filthy Rich ici. Peut-être que si j’ai l’envie de terminer la série (il ne reste que quatre épisodes) je reviendrai vous en dire des nouvelles mais je ne vois pas mon avis changer d’autant plus qu’il n’y aura jamais de suite. 

 

Note : 3/10. En bref, une satire qui inspire plus l’ennui que le rire, reproduisant des schémas vus et revus sans créer un quelconque engouement. 

 

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