Love & Anarchy (Saison 1, 8 épisodes) : l'amour sans vraie anarchie

Love & Anarchy (Saison 1, 8 épisodes) : l'amour sans vraie anarchie

Voilà une nouvelle série Netflix qui nous vient de Suède. Cette comédie romantique avait sur le papier de quoi séduire mais derrière sa légèreté se cache une série loin d’être à la hauteur de mes attentes. Au travers de ces huit épisodes, la série perd vite de son charme. Oui, les suédois et pays nordiques sont très bons dans la création de séries policières mais je ne pense pas que l’on puisse dire la même chose du registre de la comédie romantique. C’est assez plat et bien que la légèreté laisse une appréciation sympathique, Love & Anarchy manque d’idées et de surprises. Sofie, notre héroïne, est en charge de faire passer une maison d’édition au bord de la banqueroute au numérique. Et elle va rencontrer Max, l’assistant informatique qui va devenir rapidement un partenaire de jeu. Au premier abord, Love & Anarchy veut tordre le coup à la comédie romantique et ce que l’on peut en attendre. Mais elle finit par devenir comme toutes les comédies romantiques qui cherchent l’originalité : à la fin il arrive toujours la même chose. 

 

Une mère de famille et consultante en gestion de carrière rencontre un informaticien. Le couple flirte. Ils se défient d'accomplir des actes qui vont petit à petit remettre en question leur vision de l'amour et du couple. Plus les faits deviennent audacieux plus les conséquences décuplent avec dangerosité.

 

Car Love & Anarchy veut créer des personnages atypiques au départ, elle se cherche et cherche aussi une tournure de récit plus originale que les autres. Sauf que ces histoires de maisons d’édition est quelque chose que l’on a déjà vu dans d’autres fictions et notamment les fictions de Noël. L’aventure et le côté incisif laissent alors rapidement place à quelque chose de beaucoup trop plat et pas suffisamment percutant. L’idée de nous offrir des personnages comme ceux-ci aurait pu faire quelque chose d’intéressant à l’écran mais il n’en est rien. On se retrouve avec des personnages classiques, sans grandes surprises et où la série manque cruellement d’ambitions. Le but est pourtant claire dans cette aventure : faire en sorte que les deux personnages trouvent des réponses à leurs questions existentielles. L’idée d’être en quête du bonheur perpétuel véhicule tout de même un message positif dans cette comédie mais Love & Anarchy ne cherche pas à sortir des sentiers narratifs classiques que l’on a déjà pu voir et revoir. Les personnages perdent donc rapidement de leur saveur pour finir par oublier l’un des adjectifs de son nom : l’anarchie. 

 

Car l’anarchie était sensée être un sujet fort dans Love & Anarchy mais on préfère forcément l’amour et l’amour là aussi est très bleuet, pas franchement original. Du coup, les personnages perdent un peu de leur saveur au fil des épisodes et de ce côté piquant qui faisait leur force. Alors que les épisodes sont assez courts (ce qui donne un peu de rythme à la série), la comédie met du temps à réellement venir à bout de la relation entre Sofie et Max. C’est donc au troisième épisode que les défis commencent à se lancer. Le charisme de Ida Envol permet aussi de s’attacher à Sofie assez rapidement et l’alchimie qu’elle partage avec Björn Mosten fait son petit effet, sans trop chercher à aller bien loin on plus. J’attendais cependant plus de folie de la part d’une telle série et notamment de Max qui finalement apparaît un peu comme un personnage trop classique et attendu de ce genre de comédies. 

 

Note : 4.5/10. En bref, la légèreté a du bon et pourtant, elle peut aussi devenir écoeurante quand les promesses de départ ne sont tenues qu’à moitié.

Disponible sur Netflix

 

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