Critique Ciné : Songbird (2020)

Critique Ciné : Songbird (2020)

Songbird // De Adam Mason. Avec K.J. Apa, Sofia Carson et Craig Robinson.

 

Avec la pandémie, il était peu étonnant de voir Michael Bay (Transformers) sauter sur l’occasion afin de produire un film là dessus. C’est Adam Mason (The Devil’s Chair, Blood River) qui se colle derrière la caméra et rassemble un casting qui en tous les cas même sans pandémie n’aurait pas été le plus demandé pour un film. Il s’agit donc ici du premier film américain inspiré par la pandémie et tourné en juillet dernier et plutôt que de se reposer intelligemment sur quelque chose d’efficace, Songbird nous plonge dans une romance sans queue ni tête qui m’a fait autant d’effet qu’une boite de Xanax. Dans l’univers de Songbird, le monde est ravagé par la COVID-23, une mutation plus mortelle de la COVID-19. Los Angeles est alors en confinement permanent et seul les gens immunisés portant un bracelet peuvent plus ou moins faire ce qu’ils veulent. Tout cela créé alors un marché noir des bracelets d’immunité dont Songbird ne parle pas suffisamment pour que l’on soit intrigués par le semaine. On se retrouve alors avec Demi Moore et Bradley Whitford dans des prestations désastreuses à l’écran. Songbird ressemble à tout sauf à un vrai film de cinéma. C’est une sorte de direct-to-DVD que l’on retrouverait au fond des étales d’un rayon culture à Carrefour au prix bradé de 2€ car personne n’en veut.

 

Deux ans après l'épidémie, les confinements/déconfinements se sont enchaînés, mais le virus continue de muter. Les villes sont divisées en deux camps, celui des nantis et celui des démunis. Au sein de cette nouvelle organisation de la société, un livreur qui est miraculeusement immunisé contre le virus traverse chaque jour les deux mondes. Un thriller tourné dans le Los Angeles confiné par la pandémie de COVID-19.

 

Songbird a un manque cruel de budget et cela se ressent rapidement avec le peu de décors différents, une mise en scène sacrément pompeuse et lente et des personnages jamais suffisamment développés pour que les acteurs ait quelque chose à faire. Le seul personnage qui tente de créer un peu d’action arrive en la personne de Peter Stormare. Ce dernier fait son meilleur jeu qui en fait des caisses pour tenter de faire peur à nos deux amoureux transit qui ne se sont jamais touchés mais ont le rêve de partir ensemble à Big Sur. Voir Peter Stormare tenter de réveiller le film à de nombreuses reprises ne fonctionne jamais comme cela devrait. Il n’y a rien de surprenant là dedans et Adam Mason met le tout en scène avec si peu d’intérêt que l’on a plus envie d’aller faire la sieste qu’autre chose. En somme, Songbird est un échec sur tous les plans et ne parvient jamais à devenir un joli film sur une pandémie ni même une belle histoire d’amour avec l’ambiance fin du monde. On est loin de Contagion d’un côté et de Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare de l’autre. Michael Bay aurait peut-être dû regarder à deux fois avant de donner de l’argent pour sortir une telle horreur.

 

Note : 1/10. En bref, ce n’est pas bon du tout.

Prochainement en France

 

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