Critique Ciné : The Dark and the Wicked (2020)

Critique Ciné : The Dark and the Wicked (2020)

The Dark and the Wicked // De Bryan Bertino. Avec Marin Ireland, Michael Abboott Jr et Xander Berkeley.

 

The Strangers de Bryan Bertino était une excellente surprise lors de sa sortie. C’était un film de home invasion qui reprenait pas mal de ce que l’on peut attendre de ce genre tout en ajoutant sa vision et surtout un brin d’originalité qui m’avait marqué. The Dark and the Wicked est une nouvelle aventure de Bryan Bertino et je dois avouer qu’elle tient suffisamment ses promesses pour tenir la route. Ce film est sauvage et efficace. Ce film parle autant du nihilisme vicieux que de tout un tas de choses. Si un personnage de The Dark and the Wicked exprime un brin de joie ou d’espoir à n’importe quel moment du film, vous pouvez prier que son destin est de le rendre complètement cinglé. Même le message moraliste final qui imprègne bien des films d’horreur est absent ici, ce qui en fait quelque chose de froid, glauque mais fascinant. C’est un film de possession qui en veut, qui a la niaque et qui ne vous lâche pas pendant ses une heure et demie de temps. Le vilain du film apparaît rapidement de nature Biblique, mêlant ainsi pas mal d’ingrédients du genre à quelque chose de glauque et aussi gore (rien que la scène où mamie se coupe les doigts a beau avoir été fait mille fois, ça a un sacré effet sur le récit).

 

Un frère et une soeur se retrouvent au sein de la ferme familiale, au chevet de leur père mourant. Leur deuil ne va pas se dérouler de façon habituelle.

 

The Dark and the Wicked reprend cependant un peu ce que le cinéma d’horreur fait parfois ces dernières années. Depuis quelques temps, un sous genre horrifique est né et se concentre sur les émotions de ses personnages afin de créer quelque chose de fort et épouvantable (dans le bon sens du terme). Notamment en mettant en scène les difficultés d’une famille, la culpabilité d’un enfant d’abandonner ses parents, etc. Les enfants Louise et Michael retournent au ranch familial pour une dernière fois alors que leur père est sacrément malade. Sauf que le film nous réserve un twist dès le départ alors que leur mère se coupe les doigts avant de se pendre dans la grange. The Dark and the Wicked partage aussi des éléments avec L’Exorciste au travers des deux enfants athées. Le film a l’intelligence de mélanger souvent l’horreur à quelque chose d’autre, afin de faire jaillir les émotions des personnages et ainsi nous agripper sans jamais nous lâcher. Au fond The Dark and the Wicked est parfois long à la détente, laissant alors naviguer l’histoire sans grandes surprises mais dès qu’il faut créer de l’horreur alors Bertino et son directeur de la photographie Tristan Nyby sont au rendez-vous. Le film n’abuse pas des jump-scares mais les exploite judicieusement tout au long du film. Ainsi, The Dark and the Wicked est une assez bonne surprise comme The Strangers pouvait l’être il y a plusieurs années.

 

Note : 6/10. En bref, un film d’horreur qui reprend une mécanique assez classique mais qui s’en donne à coeur joie pour créer de l’horreur pertinente.

Prochainement en France

 

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