Critiques Séries : The Stand (2020). Saison 1. Episode 3.

The Stand (2020) // Saison 1. Episode 3. Blank Pages.

 

Je crois que j’ai complètement perdu foi en The Stand. Si le second épisode améliorait certains défauts tout en appuyant sur d’autres, après trois épisodes il faut en finir avec cette mascarade. Je n’arrive plus à ignorer les défauts structurels de la série et notamment l’utilisation des flashbacks qui ruine bien souvent le rythme et la dynamique des personnages. Bien entendu, The Stand est une mini série donc l’utilisation de flashbacks permet de ne pas avoir passé toute la première partie de la saison sur l’exposition des personnages sauf que c’est ce que j’aurais préféré car c’est de cette façon que le livre est construit. Le problème avec les flashbacks c’est ici qu’ils ne servent pas les personnages ou l’intrigue comme cela peut être le cas dans Lost ou même Orange is the New Black. La structure de The Stand a aussi du mal à créer du suspense ou un vrai sens du mystère comme cela devrait être le cas. On parle d’un livre de Stephen King qui est brillant mais j’ai comme l’impression que personne n’a jamais su l’adapter et encore moins avec cette version ci.

 

L’intrigue de Stu et Glen Bateman par exemple. C’est la première fois que l’on rencontre Glen (incarné par Greg Kinnear) et il est le parfait personnage pour apporter un peu de légèreté dans ce drame bâclé. Sauf que tout ce que Glen apporte n’apporte finalement rien à l’intrigue en elle-même. Si c’est fun de le voir avec Stu, il n’apporte rien. L’alchimie entre James Marsden et Greg Kinnear est donc ici le seul élément qui vaut le détour. C’est quand The Stand prend le temps de se poser qu’elle peut enfin nous montrer ce qu’elle a dans le ventre mais dès que cela commence à devenir intéressant, on nous offre un nouveau flashback qui vient alors casser la dynamique que la série installe pour nous replonger dans un passé pas franchement palpitant. On oublie alors un petit moment partagé entre Stu et Glen sur l’état actuel des choses qui apporte l’humanité dont l’histoire a besoin (et qui transpire dans le roman de King) car l’épisode veut raconter énormément de choses avec ses flashbacks et ses multiples personnages et ne parvient donc pas à faire de quoi que ce soit quelque chose d’essentiel pour l’histoire.

 

Le fait qu’il y ait autant de sous intrigues sur des sous intrigues donne alors l’impression que The Stand mélange tout sans réellement chercher à donner un sens à son récit. La structure narrative est un vrai bordel qui me donne l’impression de ne pas participer au scénario. J’aime m’attacher à quelque chose pour avoir envie de connaître le destin de chacun mais contrairement au roman, The Stand version 2020 est un échec sur bien des points. Dommage car j’en attendais beaucoup et je ne cesse d’être déçu.

 

Note : 4/10. En bref, si certains personnages sortent du lot, la structure narrative de la série est un véritable échec.

Disponible sur Starzplay

 

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