Critiques Séries : Clarice. Saison 1. Episode 1. The Silence is Over.

Critiques Séries : Clarice. Saison 1. Episode 1. The Silence is Over.

Clarice // Saison 1. Episode 1. The Silence is Over (Pilot).

 

L’agent Clarice Starling est connue pour avoir fait face à Hannibal Lecter. Sauf que Hannibal Lecter est le personnage dont il ne faut pas prononcer le nom dans Clarice étant donné que les droits du nom Hannibal ne pouvaient pas être utilisés ici. Pour autant, Clarice tente de reproduire un schéma qui n’est pas sans faire d’échos au Silence des Agneaux dont la série est ici la suite. Starling est une agent instable, probablement atteinte d’une stress post-traumatique après son expérience avec Lecter. La série tente de mélanger à sa sauce la différence entre le développement des personnages et notamment l’étude psychologique de l’héroïne avec le besoin de poursuivre des tueurs en série. La première partie de cet épisode sert à nous rappeler qui est Clarice (qui était incarnée par Jodie Foster dans le film dont la série est ici la suite). La seconde partie de l’épisode nous plonge alors au coeur de l’affaire de la semaine. Le but ici est de dérouler l’intrigue de la saison : le tueur est arrêté à la fin de l’épisode mais il travaillait pour quelqu’un d’autre ce qui va nous embarquer dans ce fameux complot politique vendu par le résumé de la série.

 

Après son face à face avec Hannibal Lecter, en 1993, l'agent du FBI Clarice Starling retourne sur le terrain pour poursuivre des meurtriers et des prédateurs sexuels. Ses investigations l'amèneront aussi à enquêter sur les complots politiques qui se trament à Washington…

 

Dans Clarice nous sommes en 1994, un an après les évènements du Silence des Agneaux. Clarice a passé tout son temps à fuir la presse à cause de la petite célébrité qu’elle s’est construite grâce à Hannibal. Elle est encore traumatisée de l’affaire Buffalo Bill mais elle va devoir reprendre du service à Washington afin de faire partie d’une équipe d’enquêteurs qui résolvent des crimes violents. La façon dont la série nous introduit tout donne parfois l’impression qu’elle va trop vite. On n’a jamais vraiment le temps de digérer tout ce que cet épisode nous met sous la dent, rendant le tout un peu moins efficace que si les scénaristes avaient réellement pris leur temps. Mais l’ambiance visuelle est pour le coup intéressante. Elle permet de retrouver ce côté très David Fincher (Seven) et Vincenzo Natali (qui avait réalisé des épisodes de la série Hannibal).

 

Au fur et à mesure que Clarice évolue ici, le seul regret que j’ai est probablement qu’elle veut parfois être un peu trop la série procédurale habituelle. Si elle parvient à sortir des sentiers battus par moment, j’ai comme l’impression qu’elle ne sait pas toujours où donner de la tête et se retrouve donc entre deux idées dont l’une est brillante, l’autre pas originale pour un sou. D’une certaine façon, Clarice ne se différencie parfois pas trop de séries du genre comme Esprits Criminels. Je ne sais pas ce que la suite va pouvoir faire mais j’espère surtout que la partie psychologique de la série prendra le pas sur les aspects policiers pas toujours inspirés. Au delà de ça, Clarice reste une série qui maîtrise son rythme. On ne s’ennuie pas et c’est déjà une excellente nouvelle.

 

Note : 6/10. En bref, une introduction qui mélange pas mal d’ingrédients parfois pour le meilleur et parfois moins mais cet épisode a l’avantage d'être efficace.

Disponible sur Salto en US+24. Prochainement sur TF1

 

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