Critique Ciné : Sentinelle (2021, Netflix)

Critique Ciné : Sentinelle (2021, Netflix)

Sentinelle // De Julien Leclercq. Avec Olga Kurylenko, Marilyn Lima et Michel Nabokov.

 

L’an dernier, Julien Leclercq nous avait proposé la très bonne surprise La Terre et le Sang mettant en scène Sami Bouajila protégeant sa scierie. C’était un film d’action brutal et efficace qui m’a conduit vers Sentinelle les yeux fermés. Avant de le retrouver à nouveau sur Netflix pour Braqueurs, Julien Leclercq fait ici un film de fainéant où l’idée de départ (un « rape and revenge ») ne tient jamais la route. En enchainant les scènes surréalistes et une histoire plus que prévisible, Sentinelle ne décolle jamais comme il faudrait. Il faut donc se tourner du côté de Olga Kurylenko pour tenter de trouver un peu de réconfort dans les scènes d’action mais le film a du mal à prendre à bras le corps ce qu’il voudrait être et échoue lamentablement. Cela me rappelle Ava, sorti plus tôt cette année, qui était là aussi une déception comme on ne fait à la pelle sur la plateforme de streaming américaine. Au début, Sentinelle nous parle de l’opération Sentinelle, celle de l’Armée française qui arpente les rues et lieux publics afin de contrer le terrorisme. L’idée de prendre cette base est bonne mais le réalisateur n’en fait jamais rien si ce n’est du sous Luc Besson endolori acheté sur Wish.

 

Klara qui a trente-trois ans. Elle est interprète dans l’Armée Française. Après avoir connu les horreurs de la guerre en Syrie, elle est mutée à Nice au sein de l’Opération Sentinelle. Là, auprès de sa mère et de sa sœur Tania, elle tente de se reconstruire. Mais un soir, après une sortie en boîte de nuit, Tania est retrouvée à moitié morte sur plage. Elle a été violée et tabassée. Klara va alors tout mettre en œuvre pour retrouver les agresseurs et venger sa sœur. Cette traque sans merci la mènera sur les traces d’Yvan Kadnikov, le fils d’un puissant oligarque russe de la Côte d’Azur…

 

Netflix a probablement trouvé son yes man français en la personne de Julien Leclercq. Ce dernier va enchaîner les films sur la plateforme au gré des commandes qu’ils peuvent faire. Sentinelle c’est féministe (et ça c’est cool) mais féministe sans saveur. Les dialogues (quand il y en a) sont tous passés dans la moulinette et donnent cette impression d’écriture automatique désolante. On mélange tout un tas de références (American Sniper, John Wick) pour au final se retrouver avec un produit qui est loin de tenir la route. Pour ce qui est de l’Armée française, je dois avouer Sentinelle insultant. On a l’impression de voir un scénariste et un réalisateur qui n’a pas du tout été au delà du résumé Wikipédia de l’opération Sentinelle. Il n’y a rien de fort pertinent ni même divertissant. Avec seulement 1h20 de film, Julien Leclercq aurait pu condenser un sacré nombre de scènes d’action palpitantes afin de faire oublier la paresse du scénario mais rien. Ce n’est pas du tout à la hauteur de La Terre et le Sang qui pour le coup était la vraie bonne surprise française de l’an dernier sur la plateforme. Olga Kurylenko passe plus son temps constipée dans son jeu sans émotion, car il manque clairement de direction d’acteurs ici, qu’à nous délivrer ce qu’elle sait pourtant si bien faire.

 

Note : 3/10. En bref, un film risible qui en plus de n’avoir aucune connaissance de l’opération Sentinelle, s’enfonce dans une aventure surréaliste ennuyeuse et reprenant tout ce qu’il y a sur son passage pour glisser de la référence sans intérêt.

Disponible sur Netflix

 

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