Critiques Séries : Big Sky. Saison 1. Episodes 10 et 11.

Critiques Séries : Big Sky. Saison 1. Episodes 10 et 11.

Big Sky // Saison 1. Episodes 10 et 11. Catastrophic Thinking / All Kinds of Snakes.

 

Les aventures de Ronald continuent. A la fin de l’épisode précédent, Ronald s’échappait et Merilee tuait son mari Rick dans son lit d’hôpital. C’était une sacrée façon de terminer la première partie de la saison. Il nous reste désormais sept épisodes en incluant ces deux là et je dois avouer que je suis plus que jamais excité à l’idée de découvrir la suite. Big Sky n’a jamais été brillante mais elle reste addictive et c’est ça qui est assez étrange. La série fonctionne grâce à ses éléments les moins subtiles et je trouve que ça force le respect. Big Sky est en plus de ça l’une des nouveautés les plus suivies alors que comme moi beaucoup n’avaient probablement pas misé un kopeck là dessus.

 

Nous nous retrouvons trois mois après le dernier épisode. Ronald est désormais grimé en une sorte de Harry Potter de téléfilm de seconde zone et Jenny et Cassie sont désormais associées afin de résoudre des affaires. Sauf que ce n’est pas tout : un US Marshall commence à mettre son nez dans leurs affaires. En ajoutant de nouveaux personnages et de nouvelles intrigues, Big Sky parvient à développer différemment son récit mais également en lui donnant une dimension totalement différente. Depuis la disparition de Ronald et la mort de Legarski, Cassie et Jenny travaillent sur des affaires classiques de détective privé : les maris infidèles et les trucs du même genre. En enquêtant sur une possible infidélité, nos deux enquêtrices vont réaliser que celui qu’elle suive ne trompe probablement pas sa femme mais fait du trafic de semence de pur-sang qui pourrait le mettre en danger. Tout cela s’avère être assez simpliste mais permet aussi d’installer la mécanique que Big Sky compte probablement développer par la suite.

 

Notre duo de vilains gay de « Catastrophic Thinking » est plus amusant qu’autre chose. Mais cela colle parfaitement à l’esprit que Big Sky a installé depuis le départ. Les gros sabots sont là, les personnages sont caricaturaux et au final seul Jenny et Cassie semblent être des gens normaux. C’est assez amusant. Jusqu’au bout, Big Sky suit ici le schéma de la série policière aux gros sabots avec des personnages stéréotypés. Ce n’est pas l’enquête de rêve non plus mais disons que l’on sent que le but est clairement de faire passer le temps pendant que Ronald respire à l’autre bout du fil quand il appelle Jerrie (et l’on nous révèle que Ronald est toujours dans les parages à espionner tout le monde). Toute cette histoire est d’ailleurs assez amusante. David E. Kelley n’a pas créé la série la plus subtile du monde et il semble le comprendre donc il suit scrupuleusement le même schéma depuis le début. Pour ce qui est de Ronald, dans la première partie de ce double épisode, je dois avouer que sa coupe de cheveux et ses lunettes ont de quoi faire rire. John Denver est peut-être de retour. Cela me rappelle un peu toutes les histoires de serial killer comme Zodiac.

 

D’une certaine façon ce n’est pas si mal amené et cela suit une mécanique assez logique. Pourtant, l’histoire de Ronald n’évolue pas vraiment et sa relation avec Scarlett semble être une façon d’étendre un peu plus ce que l’on a déjà suivi pendant neuf épisodes mais Scarlett est le genre de personnage un peu cinglé dont on a besoin dans ce genre d’intrigues. Si a chaque épisode, Big Sky nous lance de nouvelles affaires alors pourquoi pas. L’ex de Jenny débarque à la fin de « Catastrophic Thinking ». Blake Kleinsasser (incarné par Michael Raymond-James - Once Upon a Time -) est donc en prison pour avoir agressé la fille d’un homme qui travaillait avec le père de Blake : Horst (incarné par Ted Levine - Monk -). Toute cette histoire nous plonge au coeur d’une nouvelle histoire de famille afin de savoir qui va prendre la suite d’un ranch. Et parmi les héritiers potentiels, nous avons Cheyenne incarnée par Britt Robertson (Life UneXpected) que je suis toujours heureux de retrouver dans une série. Le danger qui entoure Cassie et Jenny est artificiel dans cette petite ville mais permet aussi d’introduire un nouveau personnage parfait : le shérif incarné par Sebastian Roché (Fringe).

 

Tout au long de « All Kinds of Snakes », Big Sky est un peu plus rythmée et amusante que l’épisode précédent. L’affaire est un peu plus intéressante même si le récit est arrosé de clichés en tout genre. Je me demande d’ailleurs si cette affaire ne va pas être celle du reste de la saison puisque le cliffangher laisse Cassie et Jenny dans une sale position et que la série semble aimer les shérifs cinglés et les personnages ambigus en tout genre. Ronald a du souci à se faire car les Kleinsasser sont presque plus fun que ce que l’on a vu dans la première partie de la saison.

 

L’arrivée de Frank Lindon, le US Marshall (incarné par Omar Metwally - The Affair -) est un personnage qui pourrait donner un peu de fraîcheur à l’histoire de Ronald qui traine un peu la patte. Ce que je comprends avec ces deux épisodes c’est que le but de la saison 1 de Big Sky est de garder l’affaire Ronald au chaud tout en déroulant toutes sortes d’enquêtes en parallèle. Frank a tout l’air d’être quelqu’un qui cache quelque chose aussi, comme beaucoup de personnages dans l’univers de Big Sky donc j’ai plutôt hâte de découvrir la suite. Il permet de donner une toute nouvelle dimension au récit qui s’avère un peu plus palpitante.

 

Note : 4.5/10 et 6/10. En bref, après une réintroduction laborieuse, Big Sky semble se lancer dans une nouvelle affaire assez palpitante pour le reste de la saison.

Disponible sur Disney+ Star

 

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