Critiques Séries : Clarice. Saison 1. Episode 6. How Does it Feel to be so Beautiful.

Critiques Séries : Clarice. Saison 1. Episode 6. How Does it Feel to be so Beautiful.

Clarice // Saison 1. Episode 6. How Does it Feel to be so Beautiful.

 

Après la tentative de l’épisode précédent de faire quelque chose de différent et plus original, cet épisode tente de rester dans la même dynamique. Afin de comprendre les mystères de la série, notre protagoniste décide d’utiliser l’hypnose afin de se replonger dans les évènements. Le but est de retrouver l’homme mystérieux qu’elle a vu et qui est apparemment responsable de Felker et des essais cliniques. Si Clarice n’est pas capable de le reconnaître, nous oui : c’est le nouvel avocat de Paul Krendler, son patron. Soudainement, on comprend mieux pourquoi l’avocat voulait Krendler en client. Il ne cherche pas simplement qu’à se rapprocher du personnage et de son mariage, mais aussi d’en savoir plus sur ce qui se passe. Ce que je trouve encore une fois dommage avec cette série c’est le fait qu’elle n’est pas si intelligente que ça. Au delà du fait que Clarice n’a de cesse de prendre des décisions étranges alors qu’elle est sensée être super-intelligente, c’est que la série a du mal à être intelligente en général.

 

Je sais bien que Clarice ne sera jamais aussi fascinante qu’Hannibal (NBC) mais j’attends tout de même plus que ça. On est face à une série procédurale qui veut être par moment plus intelligente que la moyenne mais les décisions prises sont souvent étranges car elles dégradent bien souvent la perception que l’on peut avoir de la série et de ses personnages. Cet épisode reprend une fois de plus la mécanique de la série policière de CBS en cherchant tout de même des ingrédients plus originaux pour égayer notre curiosité. D’un point de vue narratif, cet épisode est simple et même plus simple qu’une partie des épisodes de la saison jusqu’à présent. La série a pas mal d’idées et je dois avouer que c’est une bonne chose mais elle a souvent du mal à faire quoi que ce soit de son univers. Le spectre de Buffalo Bill est toujours présent, comme une sorte de fantôme qui plane au dessus de la série. Sauf que cette partie est presque la moins intéressante de la série pour le moment.

 

En parallèle, Ardelia fait ce qu’elle veut, sortant des sentiers moraux afin de faire des trucs illégaux. C’est assez étrange dans le sens où deux épisodes précédents, elle faisait des remontrances à Clarice sur le fait qu’elle transgressait les règles. La série cherche constamment à changer la personnalité de ses personnages pour le bien de son intrigue et pas vraiment pour le bien de la consistance de la série en général. Si s’arranger du scénario pour faire avancer l’histoire n’est pas forcément mauvais, je dois avouer que cela donne cette impression parfois que Clarice est gérée par des gens qui n’ont aucun contact les uns avec les autres en télétravail. Du coup, la personnalité de chacun change au fil des épisodes et parfois ce n’est pas spécialement cohérent.

 

Les personnages ne sont pas super bien développés mais cet épisode a le mérite de vouloir corriger le tout. Kal Penn notamment a la chance de délivrer un peu plus qu’une ou deux lignes de dialogues. Le fait qu’il parle dans un monologue de sa femme permet aussi de comprendre un peu plus le personnage et sa place dans l’univers de Clarice. En dehors de toutes les faiblesses de la série, je dois avouer que l’on voit la série aller dans la bonne direction et cette lumière au bout du tunnel d’intrigues flinguées. J’ai envie de croire que Clarice peut devenir une excellente série policière mais pour le moment elle reste dans des eaux troubles.

 

Note : 5/10. En bref, en donnant plus de place aux personnages pour grandir, Clarice commence peut-être à aller dans la bonne direction.

Prochainement sur TF1

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