HPI (Saison 1, épisodes 1 et 2) : 160 de QI pas toujours inspirés

HPI (Saison 1, épisodes 1 et 2) : 160 de QI pas toujours inspirés

Nouvelle série policière de TF1, HPI est une création originale (ce qui change un peu des remakes qu’ils ont pu sortir depuis le début de l’année). La série a clairement été articulée intégralement autour d’Audrey Fleurot. On sent que le scénario a été fait pour elle et ses talents de comédienne car une fois passé ce cap un brin original, HPI est une sorte de série policière bien franchouillarde aux thématiques policières tombant dans le Julie Lescaut. Le premier épisode est assez sympathique car il permet d’introduire le personnage et de créer des situations un peu plus amusantes. Le second l’est un peu moins, d’autant plus quand la série parle notamment du GBL (une drogue récréative qui fait des ravages dans le monde entier) et ne laisse même pas entrevoir l’once d’une morale sur le sujet ou en tout cas de prévention. Nicolas Jean (La Mante), Alice Chegaray-Breugnot (Joséphine Ange Gardien) et Stéphane Carrié (Candice Renoir) tentent alors de créer une fiction policière un peu plus innovante mais au delà du twist sur la personnalité de Morgane, rien n’est vraiment fait pour donner l’envie de poursuivre l’aventure au delà de ces deux premiers épisodes là où Profilage avait avec son héroïne originale quelque chose à raconter d’un point de vue policier.

 

Morgane, 38 ans, 3 enfants, 2 ex, 5 crédits, 160 de QI et une bonne dose d’insoumission, va voir son destin de femme de ménage chamboulé lorsque ses capacités hors norme sont repérées par la police qui lui propose un poste de consultante. Problème : Morgane déteste les flics !

 

En plus d’être bourrée d’incohérences sur le monde policier, HPI ne nous propose pas vraiment des affaires originales non plus. Il n’y a pas d’audace en dehors de la personnalité et du parcours de Morgane. Le mystère de la saison qui entoure l’un de ses ex qui a disparu il y a des années peut tenir la barque si les scénaristes font quelque chose de plus engageant que de simples références ici et là. Le premier épisode était un brin amusant car on sentait la volonté de se rapprocher de Sherlock Holmes alors que dès le second épisode les enquêtes sont ennuyeuses et sans surprises. Je ne sais pas encore ce que la suite de la saison nous réserve mais HPI a du mal à justifier son postulat de départ une fois passé l’originalité du concept. Tout est donc formaté et les personnages secondaires sont les poncifs d’un genre éculé à la télévision française. Du coup, en dehors d’Audrey Fleurot qui s’amuse clairement dans la peau de Morgane, il n’y a pas grand chose à retenir de la série. J’ai eu l’impression par moment que Morgane était même en décalage total avec le reste de la série, comme si l’on avait rapiécé le personnage pour chercher un peu d’originalité dans un monde de choses vues et revues.

 

Note : 4/10. En bref, en dehors du premier épisode qui a ses qualités et Audrey Fleurot qui semble s’amuser, HPI est une série policière tout ce qu’il y a de plus formatée et de peu inspirée.

A partir du 29 avril sur TF1 - Disponible sur Salto

 

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